Un banc de sable bloque la circulation sur l’avenue Ngamaba

Une  zone de l’avenue Ngamaba, dans l’arrondissement 7 Mfilou, a été, depuis les dernières pluies, envahie par un banc de sable qui perturbe la circulation. Les engins dépanneurs de...

Une  zone de l’avenue Ngamaba, dans l’arrondissement 7 Mfilou, a été, depuis les dernières pluies, envahie par un banc de sable qui perturbe la circulation. Les engins dépanneurs de la société Averda qui travaillent sur les lieux n’apportent malheureusement pas de solutions durables. 

Les taxis et les minibus sont les premiers à s’embourber tandis que les conducteurs de véhicules personnels sont des plus prudents. Les « coasters » plus élevés ne se laissent pas prendre par le tapis de sable mouvant qui laisse patiner les pneus. Selon les habitants de la place, au lendemain de la pluie, des usagers pris au piège n’avaient pu regagner leurs domiciles. Ils avaient alors été contraints d’y passer la nuit dans leurs automobiles. Ce, pour les épargner des hommes aux bras longs.

Malgré la présence d’un engin dépanneur qui  racle le sable pour le jeter dans un camion, les véhicules n’arrêtent pas de patiner et s’embourber. Les jeunes du secteur oisifs ayant eu de la matière à exploiter se font des poches. Houes, pelles, planches et force musculaire sont utilisées pour arracher les véhicules des griffes du sable.


De part et d’autre de l’avenue, pendant ce temps, une queue infernale se forme. Les chauffeurs grincent des dents. C’est le ras-le- bol des  populations. « Jusqu’à quand durera cette manière de faire », a lâché Angèle Sala, une habitante du coin. « Il va pleuvoir demain et le même scénario se reproduira ». Arsène alias Boyau Missala, un conducteur de bus, s’est plaint de l’état défectueux de la route qui ne cesse de briser les lames de son moyen de transport commun. « Il faut débourser 35.000 francs CFA pour une lame. Quand il y a eu deux de cassées, tu es cuit. Dire que nous payons nos taxes ! C’est insensé ! », a-t-il crié sans retenu au micro de Vox.

Depuis ce phénomène de bourbier,  les fournisseurs de boissons et de vivres frais ont du mal à atteindre les dépôts qui leurs servent de débouchés. Les travailleurs ont perdu la notion de la ponctualité au service et les écoliers accusent un criard retard à l’école qui ouvre ses portes dès 7 heures.