Un batteur de 9 ans dans l’univers de la musique

Les mélomanes l’appellent « Touta Ngoma ». De son vrai nom Rufin Koubemba, ce jeune batteur congolais âgé seulement de 9 ans se distingue déjà et semble être au sommet. Malgré...

Les mélomanes l’appellent « Touta Ngoma ». De son vrai nom Rufin Koubemba, ce jeune batteur congolais âgé seulement de 9 ans se distingue déjà et semble être au sommet. Malgré son jeune âge, il a une grande passion pour la musique traditionnelle.

Le petit Rufin n’a que six ans, lorsque qu’il commence à développer sa passion pour le tam-tam. Sa cible, la boîte de lait  hors usage. «Il les avait souvent deux ou trois, alignées en face et se mettait à taper dessus de ses petites mains », témoigne l’artiste fondateur du groupe Tambour du Congo, Simède Koubemba dit « Koub show art».

Ce dernier n’a pas attendu longtemps pour déceler du rythme dans la cadence de Rufin, son petit neveu. C’est ainsi qu’il n’a pas hésité de lui doter un « Djembé » à sa taille.

Pour ne pas végéter dans l’amateurisme, Rufin a commencé une formation auprès de son jeune oncle. Les samedis et dimanches, il travaille de 9h à 14h. Il profite de battre du tam-tam avant l’arrivée des autres membres, les après-midi des jours de répétition du groupe, sous  la vigilance d’un batteur.

Mais sa soif d’apprendre le plante toujours là jusqu’à 17h, quand le dernier son des batteurs finit de résonner. En plus du tam-tam, Rufin s’est aussi intéressé à la clochette, le «Ngongi» qu’il joue aujourd’hui avec adresse. Tout récipient qui passe entre les mains de ce talentueux artiste est porteur d’un son, comme la calebasse renversée.

En 2015, Rufin est jugé mature pour intégrer le groupe de percussion « Tambour du Congo ». C’est alors qu’il est baptisé «Touta Ngoma », en raison de son savoir-faire. Le jeune artiste s’est produit le 21 juin pour la première fois devant le public de l’Institut français du Congo à Brazzaville, à l’occasion de la fête de la musique, puis le 4 juillet, à la 1ère nuit du Festival international des instruments de la musique traditionnels africains.

Sur scène, Rufin Koubemba a plusieurs cordes à son arc. Il bondit, saute, court et roule sans lâcher son tamtam qu’il fait pivoter au-dessus de sa tête.