Le budget 2017 chute de 255 milliards de francs CFA

Le conseil des ministres a décidé, le 6 décembre à Brazzaville, de revoir à la baisse le budget de l’Etat exercice 2017, qui s’élève en recettes et en dépenses...

Le conseil des ministres a décidé, le 6 décembre à Brazzaville, de revoir à la baisse le budget de l’Etat exercice 2017, qui s’élève en recettes et en dépenses à la somme de 2741.837.000.000 milliards de francs CFA. A comparer avec la première copie adoptée en début d’année, l’actuel budget chute de plus de 255 milliards de francs CFA.

Par  rapport à l’année 2016, où  il était établi en recettes à la somme de 2.566 milliards 468 millions de francs CFA et en dépenses à la somme de 2. 454 milliards 717 millions de francs CFA, ce budget n’a pratiquement pas évolué en 2017, compte tenu de la  crise économique qui gangrène tous les secteurs du pays.

Donnant les détails de ce budget, le ministre des Finances, Calixte Nganongo, a précisé qu’il avait été arrêté en recettes à la somme de 1.243.300.000.000 milliards de francs CFA. En dépenses, il est à la somme de 1.498.537.000.000, dégageant un  solde global déficitaire de 255.237.000.000 francs CFA.


Eu égard de la morosité de la situation économique du pays, les membres du gouvernement ont, au cours de cette réunion, tenue sous l’égide du Président de la République Denis Sassou N’Guesso, fixé  le budget de l’Etat équilibré en ressources et en charges à la somme de 1.513.285.000.000 de francs CFA.

Se référant  sur l’article 58 de la loi numéro 36-2017 du 3 octobre 2017 relative aux lois des finances, le ministre des Finances et du budget, Calixte Nganongo a éclairé les membres du conseil des ministres sur  les distorsions importantes entre les prévisions budgétaires contenues dans la loi de finances initiale et l’exécution réelle.

A ce sujet, il a souligné qu’au 30 septembre 2017, les données laissent apparaître un taux de recouvrement des recettes de 896 milliards 232 millions de francs CFA, pour une prévision de 1.695 milliards, soit  un taux  d’exécution  d’environ 52%, sans que  le dernier trimestre à échoir puisse permettre d’atteindre les objectifs initiaux.