La CIMA harmonise les techniques des contrôleurs des assurances

Le directeur des institutions financières nationales du ministère des Finances, du budget et du portefeuille public, Constant Badia a affirmé le 21 août à Brazzaville, lors de l’ouverture du...

Le directeur des institutions financières nationales du ministère des Finances, du budget et du portefeuille public, Constant Badia a affirmé le 21 août à Brazzaville, lors de l’ouverture du séminaire à l’intention des cadres des assurances des Etats membres de la Conférence interafricain des marchés d’assurances (CIMA), que les contrôleurs avaient eu l’occasion de renforcer leurs capacités techniques pour leur efficacité sur le terrain.

Constant Badia a indiqué que dans la période de ralentissement de la situation économique internationale liée à la chute du baril de pétrole, il est impérieux que les économies africaines renforcent davantage leur coopération dans les domaines diversifiés. « Cette coopération permettra de sortir les pays comme le Congo de la forte dépendance des ressources naturelles », a-t-il souligné.

Pour le chef de bureau des études à la direction des assurances du Congo au ministère des Finances, Christophe Ntsiba, l’objectif de ce séminaire est d’harmoniser le processus de contrôle des sociétés d’assurances des quatorze Etats membres de la CIMA. « Il s’agit de rappeler aux contrôleurs qu’il faut que le travail se face de la même manière dans tous les pays de sorte qu’un contrôleur congolais puisse aller contrôler une structure du Burkina Faso et vice-versa sans difficulté», a-t-il précisé.


Le président de l’Association professionnelle des sociétés d’assurances du Congo (APSACO), Koguia, a précisé qu’en matière d’assurance il faut qu’il y ait un contrôle. « L’intérêt de l’Etat dans le cadre de la défense des assurés n’est pas le même que celui des compagnies. Il faut qu’il y ait des contrôles pour que l’on se rende compte qu’il ait adéquation entre ce qui se fait dans les compagnies et les intérêts des assurés », a-t-il expliqué.

Pour sa part le commissaire contrôleur en chef à la CIMA, Ouattara Djagana, a aussi appuyé l’importance des contrôles dans le secteur des assurances. Pour lui, les directions nationales des assurances voient les capacités des contrôleurs renforcées tandis que les compagnies d’assurances apprécient mieux elles-mêmes leur situation financière à travers les contrôles faits.

La CIMA et les directions nationales des assurances sont, chaque année, dans l’obligation de faire les contrôles sur place auprès des sociétés d’assurances pour restituer leur situation financière. A l’issue de ces contrôles la situation est présentée à la commission régionale de contrôle qui doit prendre les décisions à l’endroit des sociétés d’assurance ou faire des injonctions qui peuvent être des financements  ou des améliorations.

Organisé par l’Institut internationale des assurances (IIA) sous le thème « procédure de contrôle sur place des sociétés d’assurances et fondamentaux de la rédaction du rapport de contrôle contradictoire, ce séminaire qui regroupe 40 participants venus de 14 pays de la CIMA prendra fin le 25 août.