Clément Mouamba mise sur la douane et les impôts

Le Premier ministre Clément Mouamba a affirmé au cours d’une conférence de presse animée le 10 octobre à Brazzaville, que la douane et les impôts étaient parmi des niches...

Le Premier ministre Clément Mouamba a affirmé au cours d’une conférence de presse animée le 10 octobre à Brazzaville, que la douane et les impôts étaient parmi des niches d’argent qui pourraient compenser les recettes pétrolières et faire fonctionner le pays.

Clément Mouamba a souligné que la douane et les impôts sont des véritables niches qui peuvent permettre la collecte de l’argent pour renflouer les caisses de l’Etat et financer l’économie en dehors des recettes pétrolières. « Les recettes pétrolières ont longtemps pris l’ascendance sur les autres recettes pour faire fonctionner le pays. Est-ce qu’aujourd’hui on a exploré toutes les sources de richesses nationales ? On ne sait pas ce que peut rapporter la forêt, le domaine foncier et les autres », a-t-il soutenu.

Jusqu’en juillet, le Congo n’a pas réussi à exécuter son budget à plus de 45 % à cause de la morosité du marché financier.

Clément Mouamba, a précisé qu’en explorant ces pistes, ils se sont rendus compte que l’argent existe bien dans ces secteurs qui sont jusque-là peu exploités. « Un travail de fond se fait déjà pour recenser toutes les entrées afin de bâtir un programme bien structuré pour leur exploitation. Pour cela, il faut améliorer la performance pour avoir la maitrise des dépenses de l’Etat », a-t-il dit.

Aussi a-t-il insisté sur le fait d’améliorer la gouvernance des structures et entreprises d’Etat qui existent déjà et créer d’autres mécanismes de bonne gouvernance pour donner un souffle nouveau à l’économie congolais qui ploie sous le coup de la baisse de la chute du prix du baril de pétrole.

Pour Clément Mouamba, la mission du FMI au Congo n’a pas échoué puisque les membres de cette institution ont reçu tous les documents nécessaires pour réaliser leurs missions. Il a aussi précisé que cette mission a rencontré toutes les personnes, institutions et sociétés civiles pour éclairer les zones d’ombres de leur mission.

Il a aussi précisé qu’après cette étape de discussion avec le FMI, viendra celle de d’examiner la feuille de route que le Congo proposera pour qu’elle soit soutenu par le FMI. « Le FMI apportera son avis sur la discipline à appliquer dans la gestion des ressources du pays. Il pourra dire quel type d’investissement prioritaire faut-il  par rapport aux ressources financières disponibles. Le FMI va nous aider à retrouver notre équilibre financier », a-t-il conclu.

Clément Mouamba est le président de la commission chargée de discuter avec les experts du FMI.