Le Congo doté d’une stratégie sectorielle de l’éducation

Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Anatole Collinet Makosso a annoncé le 21 décembre à Brazzaville que le Congo vient d’être doté d’une Stratégie Sectorielle de...

Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Anatole Collinet Makosso a annoncé le 21 décembre à Brazzaville que le Congo vient d’être doté d’une Stratégie Sectorielle de l’Education (SSE). Cette nouvelle politique va permettre de mieux gérer au quotidien le système éducatif national.

Intervenant à l’ouverture des ateliers d’élaboration et de validation du plan d’action de mise en place de la SSE, le ministre Collinet Makosso a indiqué que cette stratégie qui est «la politique nationale de développement de l’éducation», constitue « une avancée importante dans l’histoire éducative du Congo».

La SSE est une nouvelle politique d’envergure sectorielle qui cible les problèmes clés actuels en vue d’une refondation totale du système éducatif congolais, qui prend en compte l’ensemble des préoccupations des sous-secteurs concernés, et d’un alignement sur les objectifs du développement d’une économie émergente en 2025, a précisé le ministre.

L’élaboration de ce document a-t-il dit, a fait l’objet d’une large consultation des partenaires regroupant le gouvernement, la Cour Constitutionnelle, le Conseil Economique et Social ainsi que les partenaires nationaux et internationaux, jusqu’à son endossement par le partenariat mondial de l’éducation.

Pour la mise en œuvre effective de la SSE, un plan d’actions a été lancé il y a six mois, pour réaliser en termes d’actions concrètes et visibles la noble volonté politique qu’elle incarne, a-t-il affirmé, soulignant que pour des raisons de proximité et d’efficacité, une première phase d’exécution couvrant la période de 2017 à 2018 a été programmée.

Ce plan d’action dont les ateliers de validation se tiennent actuellement à Brazzaville, tient compte des réalités spécifiques de chaque département du Congo, selon M. Collinet Makosso, précisant qu’il s’agit d’aller puiser dans les profondeurs des réalités réelles de chaque circonscription scolaire les besoins propres de développement du système éducatif congolais.

Cette façon de faire, permettra au gouvernement congolais de trouver des réponses de proximité, dans chaque contexte de pression socioéconomique que présente l’école dans le département, a-t-il fait savoir, faisant remarquer qu’il ne s’agira plus de proposer au système éducatif congolais des perspectives de développement ne tenant pas compte des réalités locales.

Ce plan d’action qui va s’élaborer doit s’inscrire dans une perspective financière globale tenable qui tienne compte des évolutions démographique et macroéconomique du Congo d’ici 2025, a prescrit M. Collinet Makosso aux participants à ces ateliers.