Le Congo rattrapé par les mauvais choix de ses investissements

La ministre du Plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babakas a affirmé, lors du lancement des travaux technique de l’élaboration du programme national de...

La ministre du Plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babakas a affirmé, lors du lancement des travaux technique de l’élaboration du programme national de développement (PND) 2017-2021, que les performances de l’exécution du PND 2012-2016 ont été contrariées par le manque de rigueur et des insuffisances dans la qualité des choix, ainsi que dans l’efficacité des interventions.

Ingrid Olga Ebouka-Babakas a souligné que l’effondrement du prix du baril de pétrole a mis à nu les imperfections de certains des choix du gouvernement congolais en matière de dépenses et de stratégie d’endettement.

Ainsi, le Congo a été doté des grands chantiers d’infrastructures, mais qui n’ont eu aucun impact dans le quotidien des Congolais qui éprouvent toujours des grandes difficultés sociales, surtout la frange la plus défavorisée.

Il faut dire que le gouvernement congolais ne dit jamais ce qu’il fait avec les nombreux partenariats signés avec la Chine. Le Congo aurait signé un partenariat stratégique avec Pékin qui prévoie la réalisation d’une vaste série de grands travaux, en échange d’une partie des revenus du pétrole. Un partenariat, que de nombreux analystes qualifient d’opaque, car les montants souvent faramineux, ont longtemps relevé du «secret d’Etat».

Les gouvernants congolais, affaiblis par les défauts de paiement répétés, a finalement révélé au FMI l’ampleur des dégâts de sa dette estimée à 120% du PIB, soit deux fois le taux autorisé au sein de la zone CEMAC.

Le Congo avait ainsi omis de partager avec le FMI l’existence de certains contrats passés entre la société nationale de pétrole et de grands traders, comme Glencore et Trafigura qui lui ont prêté d’importantes sommes d’argent. «Des centaines de millions de dollars en échange de futures livraisons de pétrole», selon les spécialistes.

Comme un serpent qui se mord la queue, les autorités congolaises,  pour tenter d’apurer une dette qui, finalement, de contrat en contrat, n’a cessé d’augmenter ont fini par hypothéquer l’avenir du pays. Le rebond des cours de l’or noir n’arrive toujours pas à sauver la situation économique du Congo.

Pour Ingrid Olga Ebouka-Babakas, le nouveau PND doit permettre aux acteurs congolais de s’approprier tous les programmes et politiques de ce plan et de faire montre de diligence et de rigueur dans l’utilisation des moyens de l’Etat pour la réalisation des actions programmées.