Le Congo s’appuie sur le privé pour sauver son économie

La ministre du Plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Ingrid Olga Ebouka-Babakas, a affirmé le 31 juillet à Brazzaville, lors du lancement de l’atelier technique d’élaboration du...

La ministre du Plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Ingrid Olga Ebouka-Babakas, a affirmé le 31 juillet à Brazzaville, lors du lancement de l’atelier technique d’élaboration du programme national de développement (PND) 2017-2021 que le gouvernement comptait sur le secteur privé pour stabiliser son économie.  

Ingrid Olga Ebouka-Babakas a demandé aux participants à l’atelier de miser davantage sur les réformes structurelles plutôt que sur les nouveaux investissements. « Misez sur le secteur privé plutôt que sur l’Etat, sur la qualité des politiques et services plutôt que sur le volume des investissements », a-t-elle précisé.

Pour elle, c’est en évertuant à faire mieux avec moins que le Congo pourra poursuivre ses objectifs de développement de façon soutenable sans fragiliser davantage les finances publiques et le cadre macroéconomique. «Les analyses que vous allez mener au niveau macroéconomique et au niveau sectoriel sur les potentialités, les capacités, les coûts des programmes, les capacités de mobilisation des financements, les temps nécessaires de mise en œuvre des actions et surtout les contraintes à lever, les actions préalables ainsi que les effets attendus, pourront conforter le gouvernement sur ses choix et sur l’ordonnancement optimal des interventions dans le nouveau plan », a poursuivi la ministre.

Le directeur général du plan et du développement, Jean-Christophe Okandzé a souligné pour sa part que l’économie congolaise ne sera sauvée que par la diversification de l’économie. « Il faut que l’on aille rapidement vers la diversification et espérer la réussir pour juguler la crise causée par la baisse des prix du baril de pétrole », a-t-il préconisé.

Le gouvernement veut élaborer un PND consensuel et réaliste qui s’inscrira dans un contexte de marges budgétaires très réduites. Ebouka-Babakas, voudrait faire du nouveau PND un cadre intégré pour la conjugaison des programmes macroéconomiques et sectoriels pour à la fois stabiliser le cadre macroéconomique et relancer le Congo sur la voie de la transformation économique pour une croissance diversifié et soutenue. Cette croissance, à entendre la  ministre, sera génératrice d’emplois et sera à même de réduire significativement la pauvreté et améliorer les conditions de vie des populations.

Faisant le bilan de l’exécution du PND 2012-2016, Ingrid Olga Ebouka-Babakas a précisé que ses performances ont été mitigées. Pour la ministre, la mise en œuvre du PND 2012-2016 a souffert de l’insuffisance des ressources conséquemment à la crise pétrolière qui sévit depuis 2014. « Ce qui a mis à mal beaucoup de grands projets d’investissements, mais surtout à mis à nu les imperfections de certains de nos choix en matière de dépenses et de stratégie d’endettement », a-t-elle dit.

Elle a aussi indiqué qu’au-delà des ressources, les performances de ce plan ont été plus contrariées par le manque de rigueur et d’insuffisances dans la qualité des choix ainsi que dans l’efficacité des interventions, ce à cause des problèmes de gouvernance qui ont sérieusement contraint les capacités administratives d’exécution des actions programmées, de livraison des services et d’atteinte des résultats escomptés.

Les travaux d’élaboration du nouveau PND dureront deux mois.