La cour constitutionnelle déboute 52 candidats aux législatives

La cour constitutionnelle a rejeté, le 29 septembre à Brazzaville, les recours des 52 candidats malheureux aux dernières élections législatives qui appelaient à l’annulation des résultats proclamés par le...

La cour constitutionnelle a rejeté, le 29 septembre à Brazzaville, les recours des 52 candidats malheureux aux dernières élections législatives qui appelaient à l’annulation des résultats proclamés par le ministère de l’Intérieur. Pour le juge constitutionnel, les irrégularités évoquées par les candidats vaincus « n’étaient pas de nature à fausser » ces résultats.

Sur les 52 requêtes reçues à la cour constitutionnelle, aucune n’a été acceptée dans le fond. Jugeant en première et dernière, le juge a souverainement rejeté les appels en annulation. Les candidats malheureux qui espéraient ramener aux urnes les candidats qu’ils croient avoir volé leur victoire, n’ont pas eu gain de cause.

Selon le juge constitutionnel, beaucoup de manquements ont été constatés dans l’examen des dossiers des plaignants. Nombreux n’ont pas signé leurs recours, tandis que d’autres n’ont pas annexé dans les dossiers les preuves des actes allégués tout le long des audiences. D’autres requérants n’ont même pas pu bien écrire leur nom.

Il y a eu cependant des requêtes qui ont été reçues, ayant rempli toutes les conditions. Mais, statuant dans le fond, le juge constitutionnel a estimé que les éléments apportés par les plaignants n’ont pas suffi pour permettre à la cour d’annuler les résultats des élections proclamés en juillet et août derniers.

A l’issue des deux tours des élections législatives, 151 députés ont été élus sur l’ensemble du pays. Des cas de violences et de fraudes ont malheureusement été constatés durant ces scrutins. Ces situations ont été relevées par reporters de Vox qui ont couvert ces votes.

Sur la liste des élus contestés, on retrouve plusieurs membres du gouvernement. Les candidats se sont opposés pendant les élections ont affirmé qu’ils s’étaient servis de leur rang de haut fonctionnaire pour organiser des campagne en grande pompe, réquisitionner les moyens de l’Etat et se faire élire sans beaucoup de difficultés. Mais, il y a eu un ministre qui s’est plaint, Landry Euloge Kolelas, battu dès le premier tour à Makélékélé. A lui aussi, le juge constitutionnel n’a pas donné gain de cause.