Diata déplore le déroulement d’un vote désordonné

Le centre de vote école primaire Alphonse Massamba-Débat situé dans l’arrondissement 1 à Makélékélé 3 dans le quartier Diata a débuté à 9 h30 dans un grand désordre des...

Le centre de vote école primaire Alphonse Massamba-Débat situé dans l’arrondissement 1 à Makélékélé 3 dans le quartier Diata a débuté à 9 h30 dans un grand désordre des votes du double scrutin législatif et local.

Il est 7 h 00. Pas de listes de lecteurs sur les murs devant les salles de classe. Dans la cours, pas l’ombre d’un seul président de bureau, pas de superviseurs, pas de délégués de candidats, alors que près d’une cinquantaine de votants attroupés attendent déjà.

Dans les onze salles de classes prévues pour le vote, les bureaux se sont heurtés aux imprévus. Avant de commencer, le quorum n’a pas été atteint du côté des délégués des candidats. Tantôt des délégués des candidats dépourvus de fiche d’accréditation, tantôt c’est une fiche d’accréditation sans sceau fiscal. Malgré les fiches de rapport en manque dans tous les bureaux de la place, les votes ont été anarchiquement lancés aux environs de neuf heures et demie.

Il a fallu une heure de plus pour voir enfin arriver les accesseurs. Urnes, cuves, isoloirs et listes ont hâtivement été classés. Quant à savoir le pourquoi de ce retard, Simon Pierre Oko témoigne  « Les policiers ont passé nuit  ici et tout le dispositif avec. C’est au chef de centre de savoir coordonner les choses comme il se doit ». Un chef de centre qui malheureusement restera inexistant jusqu’à la fin de la matinée.

Les portes 2, 3, 8 et 10 ont réalisé des votes par procuration. Cet élément nouveau a soulevé un brouhaha chez les populations qui ont dû faire recours aux agents de l’ordre. Interpellé par le Capitaine de la police, chef de troupe, le président du bureau de vote n° 2, Serge Badila, a expliqué que lors de la dernière réunion à la mairie de Makélékélé, il a été adopté de laisser voter par procuration. « Nous procédons par vérification du cachet des administrateurs à savoir le maire, le préfet ou le sous-préfet. En plus, le votant doit présenter la carte d’électeur et la carte d’identité de la personne pour qui il est censé voter, en dehors de ses deux cartes qui lui concernent », a-t-il, précisé.

La foule d’électeurs emportée n’a pas cédé à cette déclaration qu’elle a traitée de fallacieuse. Pour éviter tout désagrément, les conseillers de différents partis ont demandé aux délégués des bureaux de vote de redoubler de vigilance. En passant, près de trois personnes mal intentionnées auraient voté deux à trois fois sous la complicité de certains présidents de bureau.

Nombreux n’ont pas reçu de cartes d’électeur. Ces citoyens se sont tout de même rendus sur les lieux, espérant trouver leurs noms sur une quelconque liste additive. «  Mon nom est nulle part. Je suis fort déçu de passer outre cet acte civique qui relève de mon devoir » a regretté Juvit, un jeune étudiant de 21 ans qui a passé les listes au peigne fin.