Dzon demande l’annulation des élections

Le président du Collectif des partis de l’opposition, Mathias Dzon a demandé, le 5 août à Brazzaville, lors d’une conférence de presse, que soient annulées les élections du 16...

Le président du Collectif des partis de l’opposition, Mathias Dzon a demandé, le 5 août à Brazzaville, lors d’une conférence de presse, que soient annulées les élections du 16 et 30 juillet. Il a proposé aussi la tenue d’un dialogue national inclusif pour sortir le Congo de la situation actuelle.

Mathias Dzon estime que l’annulation des élections de juillet est nécessaire pour redonner au Congo sa crédibilité. Il a précisé que la crédibilité du Congo a été mise à mal par un système électorale mafieux, mis en place non pas pour organiser des élections libres et transparentes, mais simplement pour nommer des hommes et des femmes soumis à un pouvoir qui veut se maintenir en place.

Pour le Collectif des partis de l’opposition, les élections de juillet ont été une parfaite illustration de la dégénérescence morale et de l’absence d’éthique du pouvoir congolais. « Tout a été permis, tout a été toléré pour gagner et pour aller ensuite applaudir un gouvernement qui a totalement tourné le dos aux souffrances du peuple congolais », a-t-il dit.

Dans son propos, le collectif a souligné que tout a été observé au cours de ces élections. Les qualifiant des plus calamiteuses de toute l’histoire du Congo. «Les achats de consciences, la tricherie à ciel ouvert, le bourrage des urnes, les votes multiples, les menaces musclées pour obliger des candidats à se retirer au profit d’autres candidats bénéficiant de la préférence du pouvoir, les violences, avec parfois mort d’hommes », a-t-il précisé.

Mathias Dzon a profité de cette occasion pour faire le tour de la gestion actuelle du Congo. Pour sortir le Congo du chaos actuel, il a proposé des pistes de solutions qui nécessitent l’organisation d’un dialogue national inclusif. Pour être productif, Mathias Dzon a précisé que ce dialogue doit réunir sans exclusive toute la classe politique congolaise et la société civile. Pour lui, il doit aboutir à l’établissement d’un compromis politique entre le pouvoir et l’opposition.

Ce compromis, selon Dzon Mathias, permettra d’aboutir à l’ouverture d’une période de transition, dont le collectif qu’il dirige prendra une part active pour changer ce qu’il faut. Il faudra aussi la formation d’un gouvernement et d’un parlement de transition, la construction des conditions permissives d’élections libres, transparentes et équitables. Il faut l’établissement de la paix civile sur toute l’étendue de territoire nationale et la libération sans conditions de tous les prisonniers politiques.

Mathias Dzon a précisé que toutes les institutions en place sont illégales.