L’évolution du secteur des TIC au Congo

Au début des années 90, la république du Congo a montré un engagement fort en ouvrant aux acteurs privés de la quasi-totalité de ses secteurs économiques, au nombre desquels,...

Au début des années 90, la république du Congo a montré un engagement fort en ouvrant aux acteurs privés de la quasi-totalité de ses secteurs économiques, au nombre desquels, celui des postes et télécommunications, dont le monopole a été confié à l’office nationale des postes et télécommunications (ONPT) depuis fort longtemps. Aboli puis dissout dans l’intervalle de 1997 à 2001, cet office à laisser place à la SOPECO, la société nationale des postes et d’épargne du Congo et à la société des Télécommunications du Congo (SOTELCO). Cette dernière ayant été relayée par Congo Telecom, est actuellement opérateur dans la téléphonie mobile et fournisseur d’internet.

Congo Télécom selon son directeur commercial, veut devenir spécialiste en pilotage des objets connectés, tel que démontré par l’illustration de ce salon. Pour y parvenir l’opérateur étatique a élargi sa gamme de produits et travailler à l’intégration d’équipements divers afin d’assurer l’accessibilité des ménages Congolais aux TIC, conformément aux ambitions du gouvernement, celui de faire du Congo, une société de communication et de l’information. De ce fait, certains ménages de Brazzaville et de Pointe-Noire, bénéficient déjà de la connexion en fibre optique.

Aussi, l’implantation d’opérateurs privés de Téléphonie mobile a-t-il été aussi marquée par un développement connexe de l’offre en matière. Par ailleurs, un accroissement du nombre de fournisseurs d’accès internet a été observé depuis lors, avec l’arrivée sur le marché des opérateurs privés tels qu’Africa Telecom, aujourd’hui Alink Telecom et aussi de OFIS.

Dans le domaine de la téléphonie mobile, Cyrus a été le tout premier opérateur privé à avoir développé en 1995, le réseau de téléphonie cellulaire sous le nom de Cyrtel. Pour des raisons techniques, ses activités ont été interrompues au début des années 2000.

D’autres opérateurs sont apparus dans le secteur, c’est le cas aujourd’hui de l’opérateur Sud-africain MTN en rachetant Libertis en 2005, Airtel après avoir racheté Zain, auparavant Celtel. Le troisième opérateur privé de Téléphonie est Warid, filiale du groupe Warid Telecom international d’Abu DHABI, qui s’est fondu par Airtel Congo lui aussi au terme d’un rachat.

La liste s’est agrandie avec un quatrième opérateur, la société Equateur Telecom Congo « Azur », filiale du groupe Blind fournisseur de services de Télécommunications au Moyen orient et en Afrique.

Pour mieux réguler ce secteur, une nécessité est apparue impérieuse, celle de mettre en place une institution administrative publique dotée de la personnalité juridique. C’est ainsi qu’est créée en 2009, l’Agence de régularisation des postes et Télécommunications Electroniques (ARPCE), instituée par la loi n°11-2009 du 25 Novembre 2009, placée sous la tutelle du Ministre des postes et télécommunications, l’ARPCE est dirigée par Yves CASTANOU, son directeur Général.

Pour mener à bien ses missions, l’ARPCE est dotée d’une équipe dirigeante et d’un personnel polyvalents, qualifiés et dynamiques. Au regard de ces multiples actes de régularisation, Elle s’est dotée d’un centre de contrôle et de supervision du trafic. Ici il est question de contrôler tous les appels entrants et sortants, tant en internationale que en national.

Il est noté qu’en tant que entreprise du secteur des communications électroniques, l’ARPCE est aussi l’un des maillons forts qui contribuent à la diversification de l’économie congolaise. Sa vision s’avère d’autant plus noble.

L’on comprend aisément que l’importance des technologies de l’information et de la communication, aussi bien le plan de l’emploi que celui du bien-être social sont autant de mise. C’est à ce titre que le gouvernement congolais a tenu à mettre en place la Grande Ecole Numérique. Une grande première au Congo, ce dans le but d’entrainer la jeunesse Congolaise à ne pas rester en marge du numérique et aussi de permettre au pays d’entrer au standard de la globalisation numérique, qui est l’une des voies qui concourent vers l’émergence.

La transition numérique, voilà l’une des ambitions du gouvernement, celle de faire du Congo une société de l’information équitable et ouverte à tous. Cette ambition ne cesse de s’affirmer du jour le jour. En témoigne d’énormes investissements consentis par le gouvernement à cet effet. Des hot-spots des points de connexion sont érigés et disséminés à travers certains endroits de la ville. Brazzaville est à l’ère du numérique avec du wifi gratuit. L’opérateur principal Congo Telecom en tend étendre le champs à travers d’autres coins de la capitale.

Le Congo dans le cadre de la coopération entre le Congo et la Banque Mondiale est né le projet d’infrastructures de télécommunications de très haut débit. Il s’agit du projet CAB, Central African Backbone communication-infrastructure and Technology, phase 1 puis phase 2.

Perçues de nos jours comme un véritable catalyseur de développement, grâce à leurs capacités inouïes de création de valeurs, au Congo, les innovations technologiques dues à ce secteur des télécommunications et de l’information s’avèrent omniprésentes et la tendance va tout aussi grandissante.