La France et le comité de suivi au Sénat pour la crise du Pool

Le président  du Sénat, Pierre Ngolo a évoqué, le 22 novembre à Brazzaville, tour à tour avec l’ambassadeur de France au Congo, Bertrand Cochery et le Comité de suivi...

Le président  du Sénat, Pierre Ngolo a évoqué, le 22 novembre à Brazzaville, tour à tour avec l’ambassadeur de France au Congo, Bertrand Cochery et le Comité de suivi de la convention pour la paix et la reconstitution, conduit par son président, Marius Mouambenga, les questions socio-économiques et politiques du Congo, et notamment le retour de la paix dans le Pool.

Avec Pierre Ngolo, Bertrand Cochery a évoqué des esquisses de voies de coopération entre le sénat congolais et le sénat français à l’image de la récente rencontre des présidents de l’assemblée des deux pays.

Il a par ailleurs abordé la question de la situation économique et financière du Congo, mais également la question sur l’évolution des discussions du Congo avec le Fonds monétaire international (FMI) dans la perspective de l’envoie d’une mission d’ici la fin de l’année. C’est pour poursuivre dans la dynamique des derniers contacts entre le FMI et le Congo, a-t-il confié. L’arrivée du FMI est relative à la détérioration des situations économiques et sociales dont les populations supportent les conséquences. Le Congo nécessite une protection dans les secteurs de la santé et l’éducation, a fait savoir Bertrand Cochery.

Après avoir fait le point de sa visite dans le département du Pool à Kinkala où il s’est rendu en compagnie du programme alimentaire mondial (PAM), Bertrand Cochery  a transmis les perspectives d’appui de la France en ce qui concerne la démobilisation et le désarmement des jeunes armés engagé à quitter définitivement  la forêt.


C’est dans ce même cadre de préoccupations de la crise du Pool que Marius Mouambeng est venu déclarer sa détermination à travailler en collaboration avec le Sénat.

A côté de ces maux, les deux parties se sont entretenues sur le quotidien des congolais en rapport avec la situation de la crise que vit le pays. Il en découle des répercussions douloureuses sur le social à l’instar des retards de salaires, de pensions de bourses d’étudiants sans compter l’affaire du Centre hospitalier universitaire (CHU) qui vient de lever la grève .

Pierre Ngolo a salué l’initiative du comité de suivi d’établir une relation de confiance  synonyme d’un partenariat qui, a-t-il dit, permettra d’échanger sur la vie du Congo. « Le Sénat, conseil de la nation et modérateur de la République est de cœur avec le haut conseil des sages et les membres du comité de suivi », a conclu Pierre Ngolo.