Francine Ntoumi invite les chercheurs congolais à fédérer leurs efforts

La directrice générale de la Fondation congolaise pour la recherche médicale (FCRM), Pr Francine Ntoumi a invité le 22 décembre à Brazzaville, en marge de la troisième session du...

La directrice générale de la Fondation congolaise pour la recherche médicale (FCRM), Pr Francine Ntoumi a invité le 22 décembre à Brazzaville, en marge de la troisième session du conseil supérieur de la Science et de la technologie, les chercheurs congolais à se mettre ensemble pour l’atteinte des résultats efficaces.

« La communauté scientifique congolaise est réduite et malheureusement éclatée. Tant qu’on n’a pas compris qu’on doit se mettre ensemble et former un groupe cohérent, cette recherche ne pourra pas être de bonne qualité. On ne conduit pas une recherche tout seul, c’est impossible », a-t-elle lancé.

Pour Francine Ntoumi, l’autre fait qui constitue un obstacle à la recherche congolaise, c’est la lenteur dans la publication des résultats. Une fois validés et publiés, les résultats de recherche sont placés dans de journaux et n’ont pas d’impacts.

La FCRM travaille sur la surveillance des parasites aux antipaludiques. « Si les parasites sont résistants aux antipaludiques, vous allez acheter un médicament qui n’est pas efficace, vous perdez de l’argent et vous ne serez toujours pas guéri. La surveillance antipaludique est une activité très importante. Nous essayons aussi d’avoir des données épidémiologiques, parce que nous préparons des essais cliniques sur certains vaccins contre le paludisme», a expliqué la chercheuse.

A la troisième session du conseil supérieur de la science et de la technologie, Francine Ntoumi a exposé sur le sous-thème : « Maladies tropicales négligées : réel obstacle au développement ». Ces maladies peu étudiées comme le paludisme, la trypanosomiase et la dengue, lorsqu’elles frappent la population. Celle-ci ne peut travailler, ce qui constitue un obstacle au développement.

Hormis ce sous-thème, une dizaine d’autres ont été développés par des experts. Il s’agit par exemple de « La recherche à l’université Marien Ngouabi », « Mieux utiliser et se servir des TIC pour une révolution scientifique accélératrice d’une économie diversifiée et inclusive », « Place de la recherche scientifique dans la promotion de la santé » et « L’industrialisation de l’agriculture en République du Congo ».