Le gouvernement espère un accroissement de la masse monétaire en 2018

Le ministre des Finances  et du budget, Calixte Ganongo, a révélé le 8 janvier à Brazzaville, à l’occasion de la présentation du projet de loi de finances exercice 2018...

Le ministre des Finances  et du budget, Calixte Ganongo, a révélé le 8 janvier à Brazzaville, à l’occasion de la présentation du projet de loi de finances exercice 2018 au Sénat, que sur le plan national, la situation monétaire en 2018 sera caractérisée par des avoirs extérieurs nets, en augmentation de 9,7%  du PIB.

La légère hausse du budget exercice 2018 avait été adoptée dans un cadre spécial relatif aux turbulences enregistrées sur le plan économique au Congo. On notera également une augmentation du crédit à l’économie de 2,3%, un accroissement de la masse monétaire de 14%,  et une régression du crédit intérieur net de 7,7%.

Calixte Ganongo qui a expliqué le projet du budget à la chambre haute, a exactement  évoqué cinq points sur les quels  les chiffres ont été au centre du contexte économique international et national,  l’orientation de la politique budgétaire, les grands objectifs visés par le projet de loi de finances exercice 2018, le  projet du budget 2018 présenté en grandes masses et le problème de financement posé par ce projet de loi de finances.


Parmi les grands objectifs visés par le projet de loi de finances exercice 2018, la réduction du déficit primaire hors pétrole, la discipline budgétaire et rationalisation de la dépense, l’amélioration des performances des régies financières, la maîtrise de la politique d’endettement et gestion  rigoureuse de la dette, le renforcement du système financier.

A ces mesures de politique budgétaire, il faut compléter celles adoptées  par les Etats de la CEMAC dans le cadre du PREF-CEMAC. Ces mesures s’agencent autour de cinq piliers à savoir, la politique budgétaire qui vise à augmenter les recettes intérieures, la politique monétaire pour améliorer le niveau de réserves de change, les réformes structurelles devant permettre d’améliorer le climat des affaires, l’intégration régionale, la coopération internationale.

Tout compte fait, le budget de l’Etat a été en définitive, arrêté à 1 602 milliards 619 millions de francs CFA en ressources, et en charges à 1 383 milliards 619 millions de francs CFA. Les recettes budgétaires sont donc supérieures aux dépenses budgétaires  pour un montant total de 219 milliards de francs CFA, représentant un excédent budgétaire prévisionnel.