Des jeunes appellent à un véritable Etat de droit au Congo

La plateforme politique «Jeunes debout», regroupant des associations et individualités juvéniles issues de tout bord politique, a relevé, le 2 novembre à Brazzaville, la nécessite pour la jeunesse congolaise...

La plateforme politique «Jeunes debout», regroupant des associations et individualités juvéniles issues de tout bord politique, a relevé, le 2 novembre à Brazzaville, la nécessite pour la jeunesse congolaise de s’unir, afin de défendre les droits et libertés bafouées des Congolais. Elle a par conséquent invité les autorités à instaurer un véritable Etat pour sortir le Congo de la crise multidimensionnelle qu’il traverse. 

Au cours d’un point de presse, ces jeunes se sont dit préoccupés par la situation socio-politique du Congo et pensent que briser le silence observé depuis un certain temps par l’ensemble de la jeunesse congolaise est une attitude responsable pour ne pas cautionner la crise actuelle.

«Le Congo est gravement malade à cause de la mauvaise gestion des gouvernants qui a favorisé la dette exorbitante du Congo à plus de 120% du PIB. Sans oublier la situation du CHU, de l’université Marien Ngouabi, de la CREF. A cela s’ajoute la crise humanitaire du Pool, la détention de certains prisonniers politiques et d’opinions. Tout cela ne peut pas continuer à être des sujets tabou», a précisé le coordonnateur de cette plate-forme, Aser Sidney Odeney.


 

Les «Jeunes debout» ont ainsi appelé l’ensemble des jeunes à une prise de conscience afin de promouvoir et sauvegarder les valeurs citoyennes et militer pour l’alternance générationnelle.

«Nous avons certes des différences, mais nous avons un avenir commun que nous pouvons bâtir sur des valeurs partagées et fondées sur l’espérance commune du changement, le dialogue générationnel et intergénérationnel pour un nouveau Congo», a poursuivi Aser Sidney Odeney.

La voix des «Jeunes debout» se veut être une force de proposition et de réflexion des jeunes à l’endroit des pouvoirs publics qui ont le devoir de garantir la paix sociale, l’unité nationale et l’égalité des chances.

«Nous demandons au pouvoir de poser des actes significatifs pour décrisper le climat socio-politique et régler les problèmes quotidiens des Congolais. Cela passe par l’arrêt des inculpations injustifiées ; le respect par la force publique des droits et libertés individuels des populations ; la libération des prisonniers politiques et d’opinions ; la convocation d’un dialogue inclusif sous la supervision de la communauté internationale», a conclu Aser Sidney Odeney.

Les « jeunes debout », ont affirmé soutenir la campagne de libération des prisonniers politiques et d’opinions lancée récemment par l’Observatoire congolais des droits de l’homme (l’OCDH).