Le journaliste Dombe-Mbemba de Talassa arrêté pour « complicité » avec Ntumi

Le procureur de la République André Oko Ngakala, a annoncé le 11 janvier dans un communiqué l’arrestation à Brazzaville par la police judiciaire du journaliste Gys Fortuné Dombé-Mbemba, directeur...

Le procureur de la République André Oko Ngakala, a annoncé le 11 janvier dans un communiqué l’arrestation à Brazzaville par la police judiciaire du journaliste Gys Fortuné Dombé-Mbemba, directeur du journal Talassa. Selon le communiqué, le journaliste a été interpelé pour «Les faits de Complicité d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat en relation avec Frédéric Bitsamou. », alias pasteur Ntumi.

Le journaliste a été appréhendé à Bacongo dans le deuxième arrondissement de Brazzaville où il réside. Il a aussitôt été conduit à la gendarmerie. Une procédure d’enquête ouverte contre lui met en exergue ses activités coïncidant avec le pasteur Ntumi, chef des ninjas Nsiloulou, recherché par la justice congolaise depuis quelques mois. Le journaliste a ensuite été présenté au procureur de la République qui n’a pas hésité de l’inculper pour « atteinte à la sûreté de l’Etat en complicité avec Frédéric Bitsamou », dit pasteur Ntumi.

Depuis le déclenchement des incidents meurtriers dans le Pool en avril 2016, le journaliste arrête réside régulièrement à Brazzaville. Outre ses activités de journaliste, Dombé-Mbemba a fait partie de l’équipe de campagne de Guy Brice Parfait Kolelas, candidat à l’élection présidentielle de mars 2016. Ce dernier avait déjà fait l’objet à l’Assemblée nationale d’une diatribe de la part des députés de Majorité, l’accusant d’avoir flirté avec le pasteur Ntumi.

Gys Fortuné Dombé-Mbemba anime un journal, Talassa, très critique à l’égard du pouvoir. Sa dernière parution est une attaque contre trois hauts officiers des forces de sécurité congolaises qui, d’après le journaliste, organisent la torture dans les cellules de détention à Brazzaville. Plusieurs fois suspendu, ce tabloïd a récemment été réhabilité par le Conseil supérieur de la liberté de communication.

Mardi, c’est le domicile d’un autre journaliste, Guy-Milex Mbondi qui a été saccagé par les éléments de la police. Directeur du journal La Voix du peule, M. Mbondi ne va pas également de main morte dans ses articles sur l’action du gouvernement. Il est encore difficile de faire le lien entre ces deux actions de la police qui a visé les journalistes. Dans la foulée, c’est un ancien ministre et ancien candidat à l’élection présidentielle, André Okombi Salissa, en cavale depuis onze mois qui a été arrêté à Brazzaville.