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Lamyr Nguélé dénonce la gestion calamiteuse des établissements publics

Le président de la Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude, Lamyr Nguélé  a dénoncé le 22 décembre à Brazzaville, la gestion calamiteuse de cinq établissements publics gangrenés par la corruption entravant ainsi leur fonctionnement. Il a, séance tenante, requis les services d’un huissier de justice pour saisir le procureur de la République à ce sujet.

Les cinq dossiers de malversations financières, concernent le Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville (CHU), la gestion des fonds publics pour l’achat des antirétroviraux, la gestion des bourses des étudiants en formation à l’étranger, l’établissement des fausses déclarations de douane et la gestion des pensions de retraite.

Pour Lamyr  Nguélé, des crédits publics alloués au CHU n’ont pas respecté les règles en matière de l’orthodoxie financière. Sur une subvention de 4 milliards 800 millions par an, la part réservée à l’achat de médicament représente à peine 0, 4 %, soit la somme de 19 millions 44.000 francs CFA.

A ce sujet, il a recommandé l’audit sur la dette du CHU vis-à-vis de ses créanciers, qui se situe au tour de 8 milliards 268 millions 976.831 francs CFA.

De même, l’audit réalisé par  la commission de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude au sujet des pensions versée à la Caisse de retraite des fonctionnaires (CRF), a révélé que sur un total 7 milliards 997 millions 618. 882 francs CFA, décaissés au trésor public pour le paiement du mois de novembre et décembre 2016, cet argent n’a pas été versé aux retraités.

Lamyr Nguélé a dit sans ambages qu’il s’emploie ardemment à remplir simplement un devoir, de connivence avec le collège des commissaires de cette institution de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude.

Le président de l’institution de lutte contre  la corruption a remis, séance tenante à l’huissier de justice, Me Richard Elenga Otongo,  les trois dossiers sur cinq comportant les malversations financières des entités publiques, pour transmission au parquet, afin que les poursuites judiciaires soient engagées à l’égard de ces malfaiteurs économiques.

Il  a rassuré de ce fait que ces dossiers seront transmis à la juridiction habilitée à mesure d’engager des investigations contre les présumés responsables dedétournements de fonds publics.