L’Ecole de peinture de Poto-poto en exposition à Brazzaville

Huit artistes peintres de l’Ecole de Poto-poto ont exposé le 11 juillet à l’Institut français du Congo(IFC) à Brazzaville sous le thème «L’Ecole de peinture de Poto-poto : Une histoire...

Huit artistes peintres de l’Ecole de Poto-poto ont exposé le 11 juillet à l’Institut français du Congo(IFC) à Brazzaville sous le thème «L’Ecole de peinture de Poto-poto : Une histoire de l’art ».

Parmi les peintures sur toile et sur bois, les mickés, la sape, départ du marché, Joueuses de ndzango, l’antilope, fécondité, la faune, souffleur de corne. Des dimensions de 180 cm x 100 pour le plus grand tableau intitulé « La faune » et 41cmx14cm pour le plus petit, «  La  Sape ». Un bel accrochage de 23 tableaux de Jacques Iloki, Paul Malanda, Abdel Inoua, Sylvestre Mangouandza, Dezon, Cyrille Bokotaka, Gerly Mpo, Adam Opou que la critique artistique de Mariusca Moukenge a su reprendre pour en faire l’histoire d’une histoire.

Au travers de cette belle aventure, Mariusca a retracé sinon qu’elle a fait la synthèse des différentes esthétiques des styles à savoir de l’abstrait, du divisionnisme, du cubisme qui ont jalonné l’Ecole de Poto-poto de 1951 date de sa création jusqu’à nos jours.

Orateur du jour, Sylvestre Mangouandza a profité de l’occasion pour lever l’équivoque au sujet des mickés, l’un des creusets de la peinture congolaise. Ce qui n’a rien de commun avec les  « mickey » du graphisme de la bande dessinée de Walt disney, a fait savoir Sylvestre au public. « N’empêche que des mickés, l’histoire de la peinture congolaise a aujourd’hui produits des personnages complets représentés par des figurines de sapeurs au travers des tableaux », a-t-il ajouté.

Remontant dans l’histoire, cet artiste est donc parti de l’anecdote, selon laquelle trois « boys » de l’époque coloniale auraient souvent récupéré des plaquettes de leur maître, un colon amoureux de la peinture, dans le but d’aller reproduire à leur tour, en cachette, des personnages minuscules dessinés sur du bois. Piégés et surpris en flagrant délit, les trois domestiques répondirent au colon qu’ils peignaient là des « Bato ya miké » signifiant en langue lingala, « des petits bonhommes ». Un véritable quiproquo qui a tant bien que mal engendré l’histoire.

De son côté, l’ambassadeur de France au Congo, Bertrand Cochery a de rappelé le passage de Georges  Balendier au  Congo. Un grand homme à la recherche des mutations en Afrique coloniale, désireux de voir ce continent en marche vers l’indépendance. « L’identité par la création est l‘une des contributions des plus authentiques qu’incarne « l’Ecole de Poto-poto», a-t-il conclu.