Les travailleurs du CHU menacent d’entrer en grève

Les agents du Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville (CHU) ont menacé,  le 10 juillet à Brazzaville, lors de leur assemblée générale, d’aller en grève à partir du 13...

Les agents du Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville (CHU) ont menacé,  le 10 juillet à Brazzaville, lors de leur assemblée générale, d’aller en grève à partir du 13 Juillet si leurs doléances ne sont pas prises en compte par le gouvernement. Ils réclament le paiement de deux mois de salaires et l’application des recommandations de l’audit du cabinet CACOGES.  

Les travailleurs du CHU ont aussi exigé du gouvernement la réparation de la situation injuste de reversement des cotisations sociales à la Caisse nationales de sécurité sociale (CNSS). Ils ont appelé à traduire en justice les auteurs des détournements des fonds destinés au paiement de leurs allocations. « Tenant compte du fait que les cotisations sociales sont issues des retenus opérés sur les salaires des travailleurs pour garantir les pensions de ces derniers, lorsqu’ils feront valoir leurs droits à la retraite, leur versement à la CNSS par le trésor public ne devrait poser aucun problème pour être payées aux ayants droits », ont-ils dit dans une déclaration rendue publique à l’issue de cette assemblée générale.

Ces travailleurs ont aussi demandé que soient payées les allocations familiales, les indemnités de fin de carrière, les capitaux de décès. Selon eux, une commission interne sur la dette sociale du CHU, tenue en décembre 2016 avait découvert que les indemnités de départ à la retraite, des capitaux de décès des agents, d’un montant de 640 millions de francs CFA, décaissés par le trésor et reversés au CHU, n’ont jamais été payées aux bénéficiaires.

Le représentant du syndicat national des médecins (SYNAMEC) dans l’intersyndicale du CHU, Dr Ngatsé Oko a indiqué que le gouvernement devrait prendre en compte leur cri de cœur, car a-t-il soutenu, ventre affamé n’a point d’oreilles.

Depuis la publication des résultats de l’audit du cabinet CACOGES, exigé par le ministère de la Santé qui avait révélé des cas de malversations financières et de détournements de fonds, le manque criard des plateaux techniques fiables et celui du matériel adéquat de travail, le CHU traverse une zone de turbulence.

Pourtant, le plus grand hôpital du Congo mérite un traitement meilleur dans l’intérêt des malades qui ne demandent que de recevoir des soins médicaux de qualité. Les travailleurs de leur côté ne veulent que l’amélioration de leurs conditions de travail pour mieux prendre en charge leurs patients.