Mariuscka Moukengue, une slameuse sur la scène de Mantsina

La comédienne et slameuse congolaise Mariusca Moukengué a conscientisé le 12 décembre à Brazzaville le public venu assister à sa pièce de théâtre intitulé « L’envers du silence »....

La comédienne et slameuse congolaise Mariusca Moukengué a conscientisé le 12 décembre à Brazzaville le public venu assister à sa pièce de théâtre intitulé « L’envers du silence ». Cette pièce, présentée à l’occasion de la 13e édition du festival international Mantsina sur scène, peint les différents maux observés dans notre société.

Pendant près de 45 minutes, la plus jeune comédienne de ce festival a mélangé l’art de l’utile à l’agréable. Elle parle du chaos, de la confusion, de ce qui fait que l’homme perde sa voie. Des slogans qui abrutissent la jeunesse sont aussi dans son chapelet. Mariuscka a su égayer et conscientiser le public en décriant les policiers véreux qui profitent de leur situation d’hommes en uniforme pour préparer des putschs. La comédienne épingle également des avocats corrompus, des journalistes sans professionnalisme, puis les « ont dit » de la société.


« L’envers du silence est un spectacle de choses que l’on ne dit pas en public par peur de représailles ou par peur d’être mal vu par les autres. C’est une confession personnelle, une parole qui se dévoile », a expliqué Mariuscka à la fin d’un spectacle très réussi.

La slameuse a commencé à écrire sa pièce de théâtre sans avoir l’intention de la jouer, car l’écriture n’était pour elle au départ qu’un simple refuge. Aujourd’hui, l’artiste est passée à la mise en scène. « Continuer à se morfondre entre sa plume et son papier ne sert à rien, parce que personne ne saura ce que tu veux réellement »a-t-elle souligné.

Mariuscka a commencé le théâtre en 2007 en classe de Première. En 2011, elle se lance dans le théâtre professionnel dans la compagnie « Nsana ». La comédienne a bénéficié d’une formation de cinq ans avec plusieurs pièces jouées à l’instar de « la gueule de rechange », « les fourberies de Scapin » de Molière et « la ronde du cercle étoilé ».