La mésaventure de Gomas, candidat du RC à Boko

Le candidat du Rassemblement citoyen (RC) dans la circonscription unique de Boko, dans le département du Pool, a affirmé le 2 août à Brazzaville, lors d’un point de presse,...

Le candidat du Rassemblement citoyen (RC) dans la circonscription unique de Boko, dans le département du Pool, a affirmé le 2 août à Brazzaville, lors d’un point de presse, que le vote avait été entaché de plusieurs incidents. Il a soutenu avoir échappé à une tentative d’assassinat. Il compte ainsi porter plainte contre les forces de l’ordre et son concurrent.

« Une grande psychose a été introduite dans le district de Boko pour qu’il n’y ait pas vote dans les zones 5, 6 et 7, où je suis favorable. Ces zones représentent plus de 60% de l’électorat du district de Boko. Il s’agit des villages de Mankonongo, de Bourikidi Mbouata,  de Vindoulou, Makondo, Douka, Dikokélé, Mbandza Mankondi, Malalé Ndoki, Nzadi, Loufoulakari, Nkamou, Kiteké, Kimpandzou, Nsoukou, Bissindza, Lounguela, Ngondo Nselo, Mbandza Ngalangala, Fota centre, Kissingui, Kimbandza, Bounsounsou, Yalala, Mantaba, Kimpoungou, et Mbandza Mbembé », a dit Annicet Gomas.

Le candidat du RC a expliqué qu’en quittant Boko, où il avait fini de voter, au village Mbounda, il sera informé de la fermeture des bureaux de votes avant l’heure. C’est donc sur le chemin de retour qu’il sera attaqué par des éléments d’unités spéciales de la police (UGF). « Depuis Boko, on m’a donné l’information qu’un certain lieutenant Kombo de la gendarmerie de Boko avait demandé de fermer les bureaux de vote, alors qu’il n’était que 11 heures », a-t-il expliqué.

Il a ajouté : « Sur mon chemin de retour, j’ai vu un dispositif important des éléments de la force de l’ordre. En passant au milieu d’eux, ils ont tiré sur moi. Parmi eux, se trouvait aussi la BJ de mon concurrent. Ils m’ont poursuivi. Pour sauver ma vie, j’ai abandonné le véhicule et suis entré dans la brousse jusqu’à atteindre le village Fota. De là les villageois m’ont conduit chez moi à Mbounda, puis le préfet du Pool a organisé mon retour à Brazzaville».

Anicet Gomas a révélé que, selon les témoignages de certaines populations, les éléments armés ont contraint ses délégués et assesseurs de sortir des bureaux de vote.  «Mes délégués sortis des bureaux de vote ont trouvé, à leur retour, les urnes déjà remplies. Aujourd’hui quatre de mes délégués sont portés disparus. D’autres ont été bastonnés et arrêtés», a-t-il dit.

Selon ses délégués, le bureau de vote de Mbandza Makondi avait en son sein deux bureaux de vote. « Le président et les autres assesseurs faisaient voter directement sans qu’il y ait des électeurs et remplissaient directement les PV sur l’autre bureau de vote », a expliqué Anicet Gomas.

Pour Anicet Gomas, les problèmes ont commencé à 23 heures le samedi 29 juillet. Le préfet du Pool l’a appelé au téléphone pour lui signifier que le vote n’aura pas lieu dans les bureaux de vote de Mangonongo, Nkamou Kiteké, Kimpandzou, Bondo,  Maléla Ndoki et Mbandza Ngalangala. Aucune explication ne lui sera donnée. Mais, le représentant local de la CNEI lui confirmera cette annulation faite par ordre du préfet du Pool.

Anicet Gomas  a affirmé avoir saisi le président de la CNEI pour lui relater les faits tels qu’ils se sont déroulés à Boko. Il a donné l’information que son parti utiliseras tous les moyens pour faire recours et porté plainte contre son adversaire et contre les éléments de la force de l’ordre. « Pour le moment je me remets à la disposition de mon parti et à la sagesse de la CNEI », a-t-il conclu.

Le district de Boko est divisé en 10 zones et comprend 96 villages.