Le ministre Moyongo félicite une exposition du Collectif Elili

Le ministre de la Culture et des arts, Dieudonné Moyongo, a déclaré le 3 octobre, lors du vernissage du Collectif Elili à Brazzaville, que les Congolais avaient un riche...

Le ministre de la Culture et des arts, Dieudonné Moyongo, a déclaré le 3 octobre, lors du vernissage du Collectif Elili à Brazzaville, que les Congolais avaient un riche patrimoine architectural chargé d’histoires à sauvegarder et  partager avec les jeunes.

L’exposition du Collectif Elili  qui a présenté la ville sous deux facettes différentes a, en effet, mis en exergue des images fortes susceptibles de traverser les temps passés. Des patrimoines architecturaux qui, durant cette soirée, ont fait revisiter au public cosmopolite venu de partout, l’histoire et l’évolution de la ville de Brazzaville.

Il s’agit entre autres de la Case de Gaulle, la basilique Sainte-Anne du Congo, le stade Eboué, la clinique Grosperrin, le lycée Pierre Savorgnan de Brazza, des constructions en matériaux durables pour lesquelles l’architecte français Roger Lelièvre dit « Erell », loin du style colonial, a réussi à adapter au milieu tropical. Les textes attestent que l’architecte a utilisé la pierre du Djoué  pour mêler le local à la modernité.

Après une visite guidée conduite par le sociologue Banzouzi et le sculpteur Mongo Etion, l’ambassadeur de France, Bertrand Cochery, a rappelé les deux moments cruciaux qui capitalisent la date du 3 octobre. Il a cité l’amitié scellée entre l’explorateur Pierre Savorgnan De Brazza et le roi Makoko, chef coutumier de Mfoa qui deviendra Brazzaville, et le retour des cendres de De Brazza au Congo.

L’ambassadeur, a, par la suite, lancé un double appel autour de ces premiers gestes d’architecture qui ont marqué l’ancrage de Brazzaville et son évolution dans le temps.

Le diplomate a donc exhorté les autorités congolaises, pour ne pas perdre les repères, à œuvrer ensemble dans le but de sauvegarder ces bâtiments en péril pour que l’histoire s’investisse dans les rues de Brazzaville qui portent déjà, depuis des décennies, les traces de la colonisation française. Par ailleurs, il a demandé que l’on s’applique de plus bel pour donner de plus en plus de sens aux différents coins de Brazzaville, afin de mieux transmettre la mémoire du pays.

Toutefois, le Collectif Elili a laissé tourner en boucle les images de  Brazzaville innovée avec ses nouveaux édifices et ses  parcs, ses nouvelles routes et  ses stades. Ce pour apporter plus de visibilité au public.

Pour agrémenter la soirée, le public a crié « Que le slam s’enflamme ! » avec Mariusca Moukengué qui a déclamé les vers de « Mavoula » un titre créé pour la circonstance. Agé de 13 ans, le jeune Sounga, lui, a laissé découvrir « Brazzaville» dans ses bons et mauvais moments. La voix du conteur Julles Ferry Moussoki a résonné à l’heure du conte sous le rythme du « Madimba », le balafon traditionnel joué par l’artiste Mulek.

La danse, autour du nombre 137, est intervenue avec le groupe Universal bboys suivi des Worshippers, quatre sœurs qui ont chanté la ville à l’honneur. Mais c’est Press Mayindou et ses musiciens qui, à l’ouverture des festivités de Brajazz, ont clôturé la soirée au son de la musique afro-américaine qu’est le Jazz.

Cette célébration particulière a compté parmi les hôtes, la présence de l’ambassadeur du Cameroun au Congo Hamidou Komidor Njimoluh et des membres du corps diplomatique.

Ouvert le 3 octobre 2017, l’exposition du Collectif Elili prendra fin le 23 octobre.