Mvouo s’insurge contre la récupération des réseaux sociaux dans la presse

Le président du Conseil supérieur de la liberté de communication, Philippe Mvouo, a demandé, le 2 février à Brazzaville, à la presse congolaise de travailler dans la vérité, car...

Le président du Conseil supérieur de la liberté de communication, Philippe Mvouo, a demandé, le 2 février à Brazzaville, à la presse congolaise de travailler dans la vérité, car la presse est, selon lui, le symbole de la vérité. Il a de ce fait, exhorté les journaux à ne pas récupérer in extenso des informations publiées sur les réseaux sociaux, souvent non vérifiées.

Philippe Mvouo a indiqué que la forte propension de certains journaux à scandale ou en quête de sensation est de faire des réseaux sociaux leur source principale d’information au détriment des agences de presse formelle et de la vérification des faits. « Le phénomène de « fake news », me dira-t-on, est normal, parce que relevant des évolutions technologiques portées par l’internet qui structure l’homme moderne en remodelant sa nature socioculturelle. Mais, la conséquence immanente est le renversement des valeurs, pour mieux dire, la négation inconsciente de son humanité », a-t-il dit.


En dénonçant l’attitude des journaux à reprendre les informations publiées dans les réseaux sociaux, Philippe Mvouo veut éviter au Congo de tomber dans la débâcle. « Car les réseaux sociaux rendent plus fluide la circulation de l’information, certes, mais certains de ses exploits dérangent par leurs propensions à fabriquer l’information dans le seul but de nuire, de déstabiliser, de déséquilibrer, de violer les consciences et d’intoxiquer l’opinion nationale », a-t-il montré.

Pour lui, l’utilisation des informations prises dans les réseaux sociaux, relève de la facilité. Leurs auteurs étant partisans du moindre effort. « Ils n’analysent pas, car ils ne savent pas le faire. Ils ne critiquent pas, car ils ne savent rien à elle. Ils pensent faire du journalisme, alors qu’ils dégradent et trahissent le métier, a poursuivi Philippe Mvouo.

Lors des échanges, plusieurs pistes de solution ont été recommandées. Parmi elles l’organisation interne des journaux, la formation et le recyclage des journalistes. L’auto régulation et la corégulation par les organisations professionnelles des journalistes. Des propositions bien accueillies par Philippe Mvouo qui a émis le vœu de voir la presse congolaise structurée et bien formée a l’issue des travaux des prochaines assises nationales de la presse.