Les parents d’élèves rechignent de retirer les bulletins en fin d’année

Depuis quelques années, un phénomène persistant dérange amplement les responsables d’établissements scolaires qui voient les parents très peu motivés pour retirer les bulletins de notes de leurs enfants.  Cette situation...

Depuis quelques années, un phénomène persistant dérange amplement les responsables d’établissements scolaires qui voient les parents très peu motivés pour retirer les bulletins de notes de leurs enfants.  Cette situation est vécue indistinctement dans le secteur aussi bien public que privé.

Le préfet du complexe scolaire Roi Salomon, Jean Pierre Mbani décrit la situation comme étant un casse-tête pour l’école. « Les bulletins non retirés altèrent le partenariat parents-école. Notre bureau conserve des bulletins et des certificats depuis la date de création de l’école. Il y a tellement de bulletins et de certificats abandonnés que nous nous demandons comment l’on accepte ces enfants là où ils vont étudier », s’interroge-t-il.

En effet, beaucoup de parents rechignent à l’invitation solennelle de l’école pour la proclamation des points. Des responsables scolaires attribuent ce manquement à deux facteurs majeurs, la pauvreté des parents et la dégradation de la communication entre ces derniers et l’école.


La pauvreté, à cause d’elle, beaucoup de tuteurs d’élèves ne sont plus prompts à assumer pleinement leurs charges vis-à-vis de l’établissement. Cette situation creuse le fossé entre les deux parties et partant, empêche une communication qualitative. « Il est même des parents qui sont nettement en rupture de communication avec l’école. Et c’est eux qui orientent leurs enfants vers des faussaires », déplore l’orateur.

Il est démontré que toute rupture entre les parents et l’école désavantage le parcours de l’enfant.  « Maintenant dans le monde moderne, au niveau du développement de la structure scolaire, il est prouvé que l’implication des parents est une donnée essentielle dans le progrès que l’enfant peut réaliser dans l’apprentissage. Si les parents ne sont pas impliqués comme jadis à l’époque coloniale où le prêtre ou le pasteur se chargeait exclusivement  de l’élève, l’on n’a pas la possibilité d’obtenir de meilleur résultat au niveau scolaire »,  renchérit le préfet du complexe scolaire Roi Salomon.