Le PCT satisfait du nombre de députés obtenus

Le secrétaire général du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir) Pierre Ngolo s’est dit le 4 août à Brazzaville satisfait des résultats obtenus par sa formation politique. Le...

Le secrétaire général du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir) Pierre Ngolo s’est dit le 4 août à Brazzaville satisfait des résultats obtenus par sa formation politique. Le PCT détient en effet la majorité à l’Assemblée avec 95 députés élus au terme d’un scrutin législatif émaillé de fraudes et d’incidents.

Selon Pierre Ngolo, cette victoire est le fruit d’une stratégie mise en place quelques mois avant la tenue des élections législatives. L’identification et l’investiture des candidats, suivies des moyens conséquents auraient été le fer de lance mise en avant par le parti au pouvoir pour obtenir sur l’ensemble des deux tours du scrutin 90 députés.

« Cette victoire est une recommandation du bureau de notre parti. Le comité central avait pris toutes les mesures et ne cessait d’affuter les armes pour la victoire du PCT », a-t-il expliqué, assurant que le PCT était assuré de sortir avec la majorité. « Et ce pari a été tenu ».

Déjà au premier tour, le PCT avait fait carton plein avec 72 élus et une quarantaine de candidats en ballotage.  A l’issue du  second  tour des élections législatives du 30 juillet, le PCT n’a su que réconforter sa position de leader, en se plaçant  à la tête des formations politiques appelées à composer le futur parlement.

Au second tour,  le PCT  a  ajouté sur la liste de ses vainqueurs,  18 députés dont trois  pour le département de Brazzaville, précisément dans la 1ère circonscription de  Poto-Poto et dans les 2ème et 3ème circonscription de Ouenzé. Fort de ce score, le PCT se trouve dans une position  de leader incontesté, il  est en déca du nombre requis  des députés par la Constitution pour  avoir la majorité  présidentielle fixé à 70.

Réagissant sur les dénonciations, les contestations et les accusations de fraudes portées sur le PCT, Pierre Ngolo a indiqué que « la fraude n’est pas spécificité du PCT. Il fait seulement les frais de sa grandeur et de son implantation sur tout le territoire, ainsi que de sa discipline renforcée ».

Avec l’appui de ses alliés comme le RDPS, le MAR, le Club 2002, la DRD, l’UFD, le MCDDI ou le FP, le Parti congolais du travail demeure au perchoir et devra gouvernement pour les cinq années. Ces partis politiques avaient promis une grande majorité au président Denis Sassou N’Guesso.

Le PCT a creusé un grand écart vis-à-vis de son adversaire le plus immédiat, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) qui n’a obtenu que huit députés. Une légère hausse pour la formation de Pascal Tsaty Mabiala qui n’avait que sept députés à la dernière législature.

Par ailleurs, le président du parti de l’Union des démocrates humanistes (UDH-YUKI), Guy Brice Parfait Kolélas s’est dit satisfait d’avoir obtenu huit députés. Cette formation politique qui n’est pas encore officiellement reconnu par l’administration a le vent en poupe