Plaintes des vendeurs après les fêtes

Les vendeurs des différents marchés de Brazzaville se plaignent de la baisse de leurs chiffres d’affaires après les fêtes de fin.d’année. Plusieurs d’entre eux ont affirmé que les clients...
Les vendeurs des différents marchés de Brazzaville se plaignent de la baisse de leurs chiffres d’affaires après les fêtes de fin.d’année. Plusieurs d’entre eux ont affirmé que les clients se faisaient de plus en rares et que les marchandises connaissaient une hausse de prix.
Dans les différents marchés de Brazzaville, de Total à Bacongo en passant par Poto-Poto, Moungali et Ouénzé, le décor est le même. Couloirs presque vides, étalages garnies mais dépourvus d’acheteurs. Les vendeurs impatients d’attendre les potentiels clients pointent du doigt la crise économique et les festivités de fin d’année.

Pour Abou Diallo, vendeur d’habits au marché Total, cette année est pire que les années dernières. « Il faut dire que même avant les fêtes, la vente n’a jamais été bonne. On pouvait vendre 5 à 6 pièces de pagne. Pendant la fête, les marchandises s’écoulaient un peu. Mais, aujourd’hui, après les deux fêtes, les choses ne marchent plus. D’abord le marché n’est plus très fréquenté et l’argent ne circule pas. Il est difficile aujourd’hui de vendre même 2 pièces par jour », a-t-il dit.


Claire, vendeuse des légumes, s’est quant à elle plaint des pertes qu’elle enregistre ces dreniers temps. « Je vends des légumes. Si toute la marchandise n’est pas achetée, je fais quoi, du reste ? Je suis obligé de consommer chaque jour ces légumes restants. C’est mon bénéfice que je consomme tous les jours.  Que vais-je devenir alors », s’est-elle dit.

Au marché de Poto-Poto, Amadou Ba essaye de donner une réponse sur les mauvaises recettes rélisées par les vendeurs ces temps-ci. « Chaque fois que nous traversons ce mois de janvier, les choses se présentent toujours de la même manière. C’est peut-être le fait que la population a fait des dépenses pendant les fêtes et qu’elle n’a plus rien aujourd’hui. Ils attendent surement la paie du prochain salaire pour que les choses soient relancées », a-t-il indiqué.

Pour sa part, Denis Eyombé, vendeuse de poissons fumés au marché Total, reste pessimiste sur la relance des affaires de si peu. « On ne croirait pas que deux salaires ont été payés en un mois. La situation était déjà morose avant les fêtes. Il est vrai que pendant deux jours nous avons un peu bien vendu, mais, cette fois c’est le pire que nous vivons », a-t-elle souligné.

Nombreux sont les vendeurs qui ne savent plus à quel saint se vouer et comptent sur une amélioration de la situation économique du pays afin d’espérer revivre de leurs commerces.