Plus de 4.300 plants d’acacias plantés à Bambou-Mingali

La ministre de l’Economie forestière, du développement durable et de l’environnement, Rosalie Matondo a supervisée le 30 juin la cérémonie de planting de quelque 4.332 plants d’acacias dans la...
La pancarte indiquant l'accès à la forêt des participants du FEM

La ministre de l’Economie forestière, du développement durable et de l’environnement, Rosalie Matondo a supervisée le 30 juin la cérémonie de planting de quelque 4.332 plants d’acacias dans la réserve domaniale de Bambou-Mingali dans le district d’Ignié dans le Pool.

Le sécrétaire du FEM et la ministre rosalie Matondo mettant sous terre le premier plant

Les plants d’acacias ont été plantés sur une superficie de 5,31 hectares sur les 2000 hectares que représente la réserve domaniale de Bambou-Mingali. La densité de plantation est de 816 plants à l’hectare. Pour Rosalie Matondo, il faut promouvoir les plantations forestières pour lutter contre les effets liés au changement climatique. « Ce massif a été créé pour séquestrer du carbone. Comme c’est renouvelable, demain si nous avons un besoin en bois énergie ou d’autres produits forestiers, ce massif pourrait donc être mis en concession pour exploitation. Mais avec une condition de reboisement du site », a-t-elle affirmé.

De son côté, le directeur du Service national de reboisement (SNR) Faustin Joseph Dembi a indiqué que le planting effectué en ce mois de juin pendant la saison sèche, était différent avec celui réalisé en saison pluvieuse. En cette saison, a-t-il expliqué, les plants bénéficient d’un arrosage permanent grâce aux eaux des précipitations. « Ce faisant, nous allons utiliser le gel à raison de 3 grammes dilués dans un litre d’eau par trou de plantation, afin de conserver l’humidité dans la surface de nutrition du plant pendant la période de sécheresse », a-t-il précisé.

La présidente représentant légal de la société civile de la République démocratique du Congo, Cathy Mbouyangawo, a expliqué que l’acacia avait été choisi parce que c’est une plante à croissance rapide. Pour elle, les autres plantes prennent trop de temps pour croitre.

Pour William Ehlers, du Fond pour l’environnement mondial, le planting est une activité de base pour restaurer l’environnement. Il s’agit de récupérer la couverture végétale détruite par les activités industrielles humaines. Ces plantes serviront à attraper le gaz à effets de serre, et donner un bon environnement pour les animaux, restaurer les terres pour qu’elles ne perdent pas la capacité de produire. Cette opération bénéficiera à toute la communauté et à toute la planète.

Le coordonnateur du programme national d’afforestation et de reboisement (PRONAR) Lambert Imbalo, a indiqué que ce programme avait pour mission de réaliser la plantation de plus d’un million d’hectares d’arbres en 10 ans. Cette activité contribue donc à atteindre cet objectif qui est salutaire non pas seulement pour le Congo, mais aussi pour toute la planète. Le PRONAR coordonne donc toutes les opérations de planting d’arbres qui peuvent être réalisées au Congo.

Cette cérémonie a été organisée pour permettre aux participants de l’atelier d’Afrique centrale du fonds pour l’environnement mondial organisé à Brazzaville de pratiquer les enseignements reçus. Le site qui a abrité la cérémonie de planting permet à chaque institution et chaque ministère de la République d’y réaliser les opérations de planting d’arbres