Quatre chefs d’Etat à Brazzaville pour le sommet de la CIRGL

Brazzaville accueille le 19 octobre, au centre international des conférences de Kintele, la huitième réunion de haut niveau sur les grands lacs. Sur les cinq chefs d’Etat qui ont...

Brazzaville accueille le 19 octobre, au centre international des conférences de Kintele, la huitième réunion de haut niveau sur les grands lacs. Sur les cinq chefs d’Etat qui ont annoncé leur participation au sommet, quatre sont arrivés le 18 octobre dans la capitale congolaise.

Le sommet de la Conférence internationale sur la région des grands lacs (CIRGL) portera essentiellement sur la crise politique et sécuritaire en République démocratique du Congo (RDC). Les chefs d’Etat évalueront l’accord-cadre d’Addis Abebas (Ethiopie) passé entre les acteurs politiques de RDC et la communauté internationale, au sujet de ce pays. Depuis cet accord, conclu en 2015 sous l’égide de l’Union africaine, plusieurs blocages sont notés. Et la RDC ne tient toujours pas ses élections.

Pour apporter leur contribution à cette préoccupante situation, quatre chefs d’Etat africains ont pu faire le déplacement de Brazzaville. Il s’agit du centrafricain Michel Archange Touadera, de l’Angolais Joao Lourençon, du Zambien Edgar Lungu et du Congolais Joseph Kabila dont le pays passera en examen. Ils ont tous été accueillis à l’aéroport et au beach de Brazzaville par le Premier ministre Clément Mouamba. Selon les services du protocole, le président rwandais Paul Kagame arrive le 19 octobre avant le début du sommet.


Les analystes estiment que la RDC a réussi à conclure l’un des grands accords qui implique tous les acteurs. C’est l’accord de la Saint-Sylvestre, signé il y a une année. Selon le président du Forum pour la gouvernance et les droits de l’homme, Maixent Hanimbat, c’est cet accord qu’il fallait évaluer, et non celui signé à Addis Abebas « dont la plupart des acteurs ne maitrisent pas la situation du terrain ».

D’autres analystes nourrissent de sérieux doutent sur des résolutions qui puissent déclencher le processus électoral en RDC. « Il est difficile pour ces chefs d’Etat de regarder le président Kabila dans les yeux et lui dire d’aller organiser les élections dans son pays », a le politologue déclaré Constant Ebara Pea, allant jusqu’à estimer que cette réunion n’aura le bonheur que d’exhorter les acteurs politiques de RDC de ne pas brûler leur pays.

La réunion de Brazzaville est également une étape pour faire le point sur les questions de sécurité dans la sous-région. La région des grands lacs ploie en effet à de graves violences. Plusieurs conflits armés déchirent des régions entières, empêchant aux populations de jouir le bien-être de l’exploitation des ressources naturelles. L’action des milices et rebelles aux pouvoirs établis reste à l’origine de beaucoup de crise.

Le rôle que peut jouer le président Denis Sassou N’Guesso, hôte du sommet, sera révélateur dans la résolution de ces questions.