Reprise timide des cours au public

Les responsables d’écoles publiques et les enseignants rencontrés dans certains établissements ont déploré le 3 janvier à Brazzaville un taux élévé d’absentéisme dans ces écoles, le premier jour de...

Les responsables d’écoles publiques et les enseignants rencontrés dans certains établissements ont déploré le 3 janvier à Brazzaville un taux élévé d’absentéisme dans ces écoles, le premier jour de la reprise des cours  au  deuxième trimestre de l’année scolaire 2017-2018. Le constat sur le terrain a par ailleurs révélé que quelques écoles privées n’ont pas rouvert les portes.

Au collège d’enseignement général Ngamaba dans le 7ème arrondissement Mfilou, les deux vagues ont fonctionné comme d’habitude. Seulement, avec un effectif insignifiant causé par l’absence d’un grand nombre d’élèves qui ont choisi volontairement de rester à la maison. « La plupart des filles ont été  refoulées par la direction de l’établissement à cause des coiffures extravagantes faites avec « les mèches », a reconnu Gracias Mitolo, une élève en classe de 3ème  au collège Ngamaba.

A l’école primaire Alphonse Massamba Débat dans le 1er  arrondissement Makélékélé le personnel administratif et enseignant a répondu présent à ce premier jour du deuxième trimestre 2017-2018. Les enseignants se sont plaints de l’attitude peu responsable de certains parents en contact permanent avec l’école qui n’ont pas envoyé leurs enfants à l’école alors qu’ils avaient reçu le programme d’après fêtes. Dispenser les cours à 28 présents sur 68 inscrits en classe de CP1 ne profite pas aux absents a déploré Mme Pauline Kaya, la directrice de l’école primaire Massamba Débat ‘’B’’.

Contrairement aux établissements publics où il y eu moins d’engouement, dans  les complexes scolaires Lamartine et Les Minimes situés dans le 4ème quatrième arrondissement Moungali, les élèves ont massivement répondu présent.

Cependant, d’autres écoles privées n’ont pas respecté cette date de retour des classes.  Cette attitude va à l’encontre de la directive du ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation qui, en début d’année scolaire 2017-2018, faisait obligation à tout établissement d’enseignement aussi bien public que privé de se conformer au calendrier annuel de la tutelle.