Robert Zola plaide pour l’aide aux artisans

L’artiste céramiste Robert Zola a plaidé, le 29 janvier à Brazzaville, pour l’implication des autorités congolaises à valoriser les œuvres artistiques locales afin qu’elles soient propulsées aussi en dehors...

L’artiste céramiste Robert Zola a plaidé, le 29 janvier à Brazzaville, pour l’implication des autorités congolaises à valoriser les œuvres artistiques locales afin qu’elles soient propulsées aussi en dehors des frontières nationales.

Parmi les œuvres de Robert Zola figurent des pots de fleurs, des coffrets à bijoux, des passe-ponts (masques), figurines plus connues sous l’appellation des statuettes, des skips d’Afrique appelés aussi gobelet, de sous pierre vulgairement dite casserole, les services athées.

Robert Zola a révélé que le développement de l’action céramique au Congo est butté à plus d’un obstacle qui ne permet pas aux artistes congolais en général et céramistes en particulier de tirer profit véritablement du fruit de leur travail.

Aussi, a-t-il déploré le fait qu’il n’est pas facile pour les artistes céramiques d’évoluer dans le contexte congolais où les citoyens ont un défaut d’aliénation culturelle, car ayant un penchant pour les objets d’arts étrangers que ceux fabriqués dans le pays

Il a estimé de ce fait que les pouvoirs publics prennent la responsabilité d’accompagner les artistes céramiques en s’investissant dans la vulgarisation de leurs œuvres, dans la vente des objets d’arts, aussi qu’en incitant les populations à consommer les produits locaux.


« Je suis obligé de faire la commande des couleurs depuis la France, ce qui me contraint à débourser d’énormes sommes. Si l’Etat pouvait accorder des exonérations douanières aux artistes, cela allait nous faciliter la tâche », a indiqué Robert Zola.

Pour réaliser son travail, cet artiste céramique se sert des argiles pour faire montre de son génie créateur de l’art, du beau qui laisse perplexe les nombreux passionnés et fervents des œuvres artistiques. Animé par un seul idéal, qui est le beau, Robert Zola use de la technique du fumage pour noircir ses pièces céramiques.

Sur sa table d’exposition, à l’aéroport Maya-Maya où il tient un stand, l’artiste céramique a placé des objets qu’il a fabriqués, à l’instar d’un pot qui se distingue des autres par des traits particuliers. Robert Zola explique qu’il s’est inspiré d’un pot dont le processus de transformation au four a été arrêté par l’interruption de l’électricité, laissant de ce fait des craquelages autour dudit pot, de telle sorte que sa couleur avait même suintée. Ce motif découvert par hasard lui a permis de développer et créer une pièce d’art de pot avec des craquelages, dont il est le seul artiste céramique congolais à concevoir ce chef- d’œuvre.