Situation « très dégradante » des droits de l’homme au Congo, selon l’OCDH - Vox Congo
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Situation « très dégradante » des droits de l’homme au Congo, selon l’OCDH

Situation « très dégradante » des droits de l’homme au Congo, selon l’OCDH
Rédaction

Le directeur exécutif de l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) Trésor Nzila Kendet a déclaré le 9 décembre au cours d’un point de presse organisé à Brazzaville que les droits de l’homme étaient « en danger » au Congo. Pour M. Nzila Kendet qui faisait cette déclaration à l’occasion de la journée internationale des droits de l’homme, la justice congolaise ne sévit pas assez contre les violations flagrantes des libertés des citoyens.

L’OCDH a estimé au cours de cet échange avec la presse que le pays avait fait un recul dans l’observation des droits et libertés des individus. «Il y a plusieurs acteurs qui œuvrent dans les droits de l’homme, mais pour l’OCDH, la situation des droits humains au Congo est très dégradante », a affirmé Trésor Nzila Kendet.

Pour lui, qu’il s’agisse des droits civils et politiques ou des droits économiques et socioculturels, le triste constat, à cette date commémorative du 10 décembre, est la persistance des violations des droits  humains au Congo.  Ces actes ne sont pas que liés à la crise poste-électorale d’avril dernier, mais aussi à d’autres facteurs.

L’organisation des droits de l’homme a estimé que des milliers de Congolais restent privés de l’essentiel. Les emplois promis sont une utopie, l’accès aux soins de santé, à l’éducation, à un logement décent est encore difficile. L’eau et l’électricité restent encore un luxe pour les communautés rurales, égrène l’OCDH dans sa déclaration, soulignant que les communautés autochtones sont toujours dépossédées de leurs terres par les multinationales en complicité avec les autorités du Congo.

Sur les droits civils et politiques, l’OCDH a indiqué que l’exercice des droits et libertés fondamentaux a subi un grand coup. Les activistes des droits de l’homme ont noté l’existence des prisonniers politiques, les poursuites judiciaires contre les journalistes (Manager et Polélé-Polélé, les agressions de la police à l’endroit des journalistes étrangers (Agence France Presse et Le Monde) , chargés de couvrir la présidentielle anticipée de 2016, la confiscation totale des libertés politiques, des atteintes au droit à un procès équitable.

Sur la même série, cette organisation affiliée à la FIDH a également noté d’autres actes comme le viol et d’autres formes d’agressions sexuelles, la torture, y compris pour des motifs politiques, les arrestations et détentions arbitraires, les exécutions sommaires, la maltraitance dans les prisons, y compris des décès en prison, la discrimination et la marginalisation des populations autochtones, des menaces contre des défenseurs des droits humains et de l’environnement. « Telle est la réalité des droits humains au Congo. », a conclu Trésor Nzila.

Des photos de deux personnes portant des stigmates de torture et autres traitement inhumains et dégradants ont présentées au cours de cet échange avec les journalistes. On y a vu les corps d’Augustin Kala-Kala et du Sergent Mayangui lacérés. «Ces deux personnes ont subi les sévices les plus extrêmes sans qu’elles soient recherchées par la police, ni poursuivies par la justice », a commenté M. Nzila Kendet.

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