Un syndicat SNE interpelle Clément Mouamba

Le président du syndicat Force de la Société nationale d’électricité (SNE), Rémy Batela, a déclaré à Vox, dans un entretien exclusif, que la reforme de la SNE ne sera possible qu’après avoir clarifié les relations SNE-Etat....

Le président du syndicat Force de la Société nationale d’électricité (SNE), Rémy Batela, a déclaré à Vox, dans un entretien exclusif, que la reforme de la SNE ne sera possible qu’après avoir clarifié les relations SNE-Etat.

Rémy Batela a affirmé que c’est l’État congolais qui est responsable des mauvaises prestations de la SNE. « Les problèmes de la SNE ne sont pas liés à sa gestion. Mais c’est un problème institutionnel. L’État et ses démembrements ne payent pas l’électricité qu’ils consomment », a-t-il dit.

Pour lui, la relation entre la SNE et l’État doit être revue. « Sur les 100% de l’électricité produit par la SNE, 40% sont utilisés par l’Etat et ses démembrements. Le gouvernement, avec la municipalisation accélérée, a doté le pays de beaucoup d’infrastructures (routes, stades, écoles, etc.) qui consomment beaucoup d’électricité qui n’est pas souvent payée », a-t-il précisé.


Rémy Batela à souligné que la subvention de  deux milliards de francs CFA par année que l’État donne à la SNE est très insuffisante pour faire fonctionner cette entreprise.

« Outre le non paiement de l’électricité par l’État, il y a le problème de facturation par forfait et le piratage sur le réseau électrique qui causent beaucoup de pertes à l’entreprise », a expliqué, Rémy Batela.

Aussi, a-t-il proposé, les reformes à la SNE devraient tenir compte des acquis sociaux des travailleurs pour prévenir les remous sociaux et maintenir la paix sociale.

« La clarification de la situation Etat-SNE permettra à la SNE d’être prenable par un opérateur privé. Parce que en l’état actuel des choses, la SNE ne paraît pas crédible », a conclu Remy Batela.