Tsaty Mabiala déterminé pour une alternance démocratique au Congo

Le Premier secrétaire de  l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) a estimé le 6 janvier, à l’issue de la cérémonie de présentation des vœux au président de la République,...

Le Premier secrétaire de  l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) a estimé le 6 janvier, à l’issue de la cérémonie de présentation des vœux au président de la République, que l’alternance à la tête du pouvoir était le seul indice de changement pour les Congolais.

Le leader de la première formation politique de l’opposition au Congo a déclaré que la rupture, le changement réel et la rigueur, prônés par les autorités ne pourront pas se réaliser sans un réel changement à la tête de l’Etat. « Mais tant que ce seront les mêmes hommes, les mêmes administrations, le même pouvoir, il n’y aura ni rigueur ni vérité. Donc, nous n’aurons pas avancé », a- t-il notamment souligné.

Pour Tsaty Mabiala,  ce changement doit commencer par  les administrateurs. « Il y a ceux qui sont là depuis une quinzaine ou une vingtaine d’années. Cela n’a jamais été le cas dans une administration et dans un Etat démocratique », poursuit l’opposant.


Le Premier secrétaire de l’UPADS participait à la cérémonie de présentation des vœux de nouvel an au président de la République en sa qualité de député puis président du groupe parlementaire UPADS (opposition) à l’Assemblée nationale. Pascal Tsaty Mabiala bénéficie dans le cadre de ses fonctions de certains avantages dont une garde et une voiture.

Des biens qui ne l’empêchent pas d’être dans sa peau d’opposant. Il a d’ailleurs qualifié  le message de vœux du président de la République d’un « extraordinaire aveu d’échec ». Selon lui, le fait que « le président de la République reconnaisse que le pays est mal géré et qu’il faut maintenant de la rigueur, qu’il faut dire la vérité aux Congolais, cela veut dire qu’avant ça n’a pas été comme ça ».

C’est pourquoi l’opposant a estimé que l’alternance démocratique est le seul moyen de changer les choses dans le pays. Et c’est son combat avec son parti, a-t-il dit.