La femme congolaise est une source intellectuelle pour l’émergence

Le premier questeur de l’Assemblée nationale, Virginie Dolama, a affirmé, le 31 mars à Brazzaville, que la femme congolaise s’avère une source physique et intellectuelle sur laquelle le pays...
Le premier questeur de l’Assemblée nationale, Virginie Dolama, a affirmé, le 31 mars à Brazzaville, que la femme congolaise s’avère une source physique et intellectuelle sur laquelle le pays doit absolument compter pour atteindre son émergence économique.
Intervenant au cours de la journée de réflexion et d’échanges sur l’implication de la femme congolaise à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire, elle a relevé que l’investissement dans l’autonomisation de la femme est la voie la plus sûre vers l’égalité des sexes, l’éradication de la pauvreté et une croissance économique inclusive.

Virginie Dolama a fait savoir que les statistiques démontrent que l’égalité des sexes contribue de manière significative au développement économique durable.

L’Assemblée nationale, a-t-elle indiqué, s’engage à soutenir la lutte des femmes congolaises pour leurs droits fondamentaux à travers le renforcement du leadership des femmes et leur participation à la vie économique et politique, l’implication des femmes dans la prise de décision ; la participation à la réduction des violences faits à l’égard des femmes.

La responsable à la Caisse féminine d’épargne et de crédits mutuels, Eulalie Sianard a, dans sa communication sur « La femme congolaise et l’accès aux crédits », souligné que l’accès aux femmes aux crédits ne pose pas problème, à condition qu’elles exercent les activités génératrices de revenus, pouvant les aider à rembourser dans les délais raisonnables ce prêt.  Elle a estimé que « la micro finance reste au-delà de tout, le mécanisme idéal pour l’autonomisation des femmes et leur développement ».

Exposant sur « La parité genre au service du développement », la présidente de la fondation « Sounga » Danièle Sassou Nguesso a déclaré qu’il subsiste encore des discriminations au sein des dispositions législatives, tant dans le domaine de la famille, de l’accès à l’emploi, à des postes de responsabilité.  Aussi, a-t-elle déploré que malgré de belles performances économiques, la situation des femmes dans le monde reste alarmante. Elles ne sont que 1 % à avoir accès à la terre, a poursuivi Danièle Sassou Nguesso.

Réagissant aux inquiétudes des femmes, les oratrices ont appelé les femmes à devenir des leviers incontournables dans les activités agro-pastorales et dans d’autres secteurs afin de rentrer à travers le fruit de leurs œuvres dans l’histoire du panthéon du Congo.