Le Congo organise son secteur informel

La ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’artisanat et du secteur informel, Yvonne Adélaïde Mougany, a souligné le 17 avril à Brazzaville la nécessité de l’opération d’identification des...

La ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’artisanat et du secteur informel, Yvonne Adélaïde Mougany, a souligné le 17 avril à Brazzaville la nécessité de l’opération d’identification des acteurs qui évoluent dans le secteur informel, en vue d’organiser et de booster ce secteur qui contribue significativement à l’économie du pays.

« Le secteur informel qui concourt entre 30 à 40 % au produit intérieur brut doit être structuré afin d’encourager et aider les acteurs de ce secteur d’avancer progressivement vers la légalité en vue de bénéficier de certains avantages sociaux et des régimes de retraite », a fait savoir Yvonne Adélaïde Moungany.

Dans sa communication relative à la cartographie des acteurs du secteur informel, elle a révélé qu’une opération d’identification de ses acteurs sera lancée du 23 avril au 23 mai par son ministère, en collaboration avec l’Institut national de statistique. La première phase de cette opération se fera à Brazzaville et à Pointe-Noire et se poursuivra par la suite sur l’ensemble du territoire national.

« Ce recensement permettra au gouvernement  de mettre en place une politique cohérente, adaptée aux besoins de tous les citoyens qui œuvrent dans le secteur informel », a soutenu Yvonne Adélaïde Moungany.

 Cette opération de recensement a entre autres objectifs, la maîtrise du secteur informel pour la définition et programme pertinent et adaptés, constituer une base de données sur l’économie informelle congolaise et étudier les caractéristiques de quelques sous-groupes spécifiques.

L’un des acteurs du secteur informel, Noël  Massamba, qui s’emploie dans sa tâche de vannier a laissé entendre que « ça fait des années que nous attendons l’aide de l’Etat qui ne suit toujours pas ».

Quant à Gaytan, restaurateur à la braise, a salué cette initiative du gouvernement qui a pensé soutenir les  jeunes congolais qui se débrouillent.

Le secteur informel autrefois méprisé a démontré sa capacité de résilience dans plusieurs pays du monde, c’est ce qui a fait que le fonds monétaire international (FMI) puisse considérer ce secteur qui génère des emplois dans plus d’un pays en Afrique.