Les lotissements détruisent les massifs forestiers à Pointe-Noire

La ministre de l’Economie forestière, Rosalie Matondo, a affirmé, le 7 avril à Brazzaville, que l’occupation des zones de massifs forestiers, considérées comme patrimoine des aires protégés, résulte d’un...

La ministre de l’Economie forestière, Rosalie Matondo, a affirmé, le 7 avril à Brazzaville, que l’occupation des zones de massifs forestiers, considérées comme patrimoine des aires protégés, résulte d’un lotissement abusif par les propriétaires terriens inciviques dans certaines localités du département de Pointe- Noire.

« Le lotissement des zones de massifs dans le département de Pointe-Noire a occasionné la destruction de plusieurs superficies qui s’étendaient du boulevard Thystère Tchicaya de Mongo Kamba jusqu’à Hinda. Cette couverture forestière constituait une grande fierté pour notre pays », a fait savoir Rosalie Matondo, lors de l’examen du projet de loi de financement entre le Congo et la Banque mondiale relatif aux forêts et diversification économique par le Sénat.

« Ces massifs regorgeaient une richesse constituée de matières génétiques collectées au niveau international. Ce qui a fait du Congo l’un des leaders en matière de plantation des espèces exotiques », a-t-elle explicité aux sénateurs.

Rosalie Matondo a aussi révélé aux sénateurs que la dévastation de ces aires protégées a occasionné la perte de plus de 10.000 hectares du patrimoine naturel, sur quelque 35.000 hectares.

Pour elle, le Congo a perdu tous ces matériels génétiques à cause de lotissement qui a sapé de ce fait tous les efforts financiers du gouvernement dans sa mise en place.

Des inquiétudes des sénateurs relatives aux actions menées par le gouvernement pour récupérer ces zones de massifs forestiers, Rosalie Matondo a indiqué que les actions ont été entreprises par le gouvernement consistant à casser toutes les habitations.

Rosalie Matondo a annoncé que l’Etat répondra les opérations de déguerpissement des occupants anarchiques des zones d’aires protégées. Elle a poursuivi que ces exactions n’ont pas permis au gouvernement de signer les accords avec certains partenaires qui voulaient exploiter de manière efficiente ces zones de massifs forestiers.

S’agissant du conflit homme-pachyderme, Rosalie Matondo a soutenu que des mesures mises en œuvre par son département n’ont pas été infructueuses. Elle a relevé que des tractations sont en cours avec des partenaires, en vue de trouver de solutions liées aux ravages des plantations par ces animaux sauvages, ainsi qu’à la mort de plusieurs personnes dans les localités où ces éléphants mettent à mal la quiétude des populations.