L’UPADS exige un gouvernement véridique

Le secrétaire national chargé de la Communication de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), Sidoine Romaric Moukoukou, a déclaré le 16 avril à Brazzaville que les membres du...
SG UPADS

Le secrétaire national chargé de la Communication de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), Sidoine Romaric Moukoukou, a déclaré le 16 avril à Brazzaville que les membres du gouvernement actuel devraient se justifier eux-mêmes au sujet de la corruption et des antivaleurs dont ils font état après une vingtaine d’années.

La réaction de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) est survenue suite à la déclaration de la majorité présidentielle rendue publique le 4 avril 2018.

L’UPADS pense qu’il faut réellement que soit réprimée toute personne sans aucune distinction quels que soient son rang et sa sensibilité politique, coupable d’avoir commis des faits répréhensibles dans l’exercice de ses responsabilités, à n’importe quel échelon de la hiérarchie sociale, économique et administrative et à l’écarter de toute gestion de la chose publique.

Face à ce brusque réveil de la majorité présidentielle, l’UPADS a déploré le fait que lesdits irresponsables, acteurs de la corruption généralisée et des détournements massifs des deniers publics,  du vol et autres comportements blâmables, fassent encore partie du gouvernement  actuel. « Depuis 1997, ce sont ces cadres de la majorité présidentielle qui sont à la tête de toutes les entreprises et administration publiques », a signifié Sidoine Romaric Moukoukou.

Pour lui, ces faiseurs de déclaration devraient plutôt procéder par citer nommément les présumés coupables afin d’aider la justice à accomplir ses missions de répression et de réparation. L’UPADS pense que la majorité présidentielle  devrait exiger un contrôle de patrimoines des hommes politiques et des hauts fonctionnaires de l’Etat en application des dispositions de l’article 55 de la Constitution et des recommandations du Fonds monétaire international (FMI).

Dans le même élan, a poursuivi Sidoine Romaric Moukoukou, la majorité présidentielle devrait exiger la création d’une brigade anti-corruption et de répression des faits de détournements, de recel et d’abus des biens sociaux au sein de l’appareil judiciaire. « Elle devrait également révoquer, pour inefficacité, les organismes anti-corruption rattachés à la présidence de la République et qui ont montré leurs limites », a-t-il fait savoir.

Deux suggestions ont été faites à l’endroit de la majorité présidentielle dans le but de contribuer à l’éclaircissement des zones d’ombres épinglées dans la gouvernance. A propos de la traçabilité dans les finances du Congo, l’UPADS a proposé que les sociétés d’exploitation pétrolière à l’instar d’ENI Congo et TOTAL se prononcent avec exactitude sur les  recettes  versées à l’Etat au titre des redevances pétrolières.  Par ailleurs, elle a  proposé que le ministre des Finances soit le seul autorisé à négocier les emprunts du Congo et que la caisse congolaise d’amortissement (CCA) soit  réhabilitée dans son rôle de gestionnaire exclusif de la dette.