A un mois et demi de la saison des pluies, les populations de Ngamakosso, proche de l’érosion qui a sectionné en deux la deuxième sortie nord, sont désemparées. Le manque de moyens financiers évoqué par le gouvernement pour traiter cette érosion, renforce davantage cette inquiétude.
La fin de la saison sèche qui s’apprête à céder le témoin à la saison pluvieuse inquiète sérieusement les habitants du quartier Ngamakosso. Ces derniers voient leurs espoirs s’effriter par manque de réponse appropriée des pouvoirs publics, face à l’érosion qui a déjà pris des proportions inquiétantes en période de pluies abondantes.
Impuissantes, les populations de ce quartier Djiri dans le 9ème arrondissement de Brazzaville, ruminent sans cesse le désastre qui les attend à la tombée des pluies. Surtout pour des familles dont les chances de sauver leurs toits sont très réduites.
Habitant le quartier depuis 30 ans, Pierre Arnaud Monguila s’insurge contre l’Etat qui a abandonné ses citoyens. Avec le retour des pluies, il est certain que sa demeure sera la prochaine cible de la progression de cette érosion. Il a regretté les efforts consentis dans la construction de son habitation.
Pour se prémunir contre les conséquences désastreuses de l’avancement de ce trou béant à l’arrivée de pluies, Pierre Arnaud Monguila a déjà déplacé sa progéniture. Il vit seul avec sa femme dans une maison aux murs déjà fissurés.
De son côté, Peniel Zindo lance un cri d’alarme aux autorités pour secourir les habitants de Ngamakosso en proie aux insomnies. Il a mentionné les difficultés de mobilité des élèves en période scolaire.
Le traitement de l’érosion de Ngamakosso nécessite la somme de 9.437.876.684 de francs CFA. Les prévisions budgétaires ne prévoient que 1.000.000.000 de franc CFA pour l’aménagement progressif des érosions sur toute l’étendue du territoire national.
