Dans plusieurs artères de Brazzaville et dans les carrefours des principales villes du Congo se côtoient déjà des banderoles et effigies des futurs candidats aux élections législatives et locales. Bien que la campagne électorale ne soit pas encore lancée, les batailles s’annoncent âpres dans les différentes circonscriptions électorales.

Plus astucieux, les candidats, qui n’ont pourtant pas encore déposé leurs dossiers de candidature à la Commission nationale électorale indépendante (CNEI), mettent en avant des petites actions de don de sang, de jeux sportifs, d’assistance aux personnes âgées ou malades. A chaque fois que les futurs candidats posent ces actes, une vague de publicité amplifie l’œuvre et encense le prétendant.
Les ronds-points Koulounda à Ouenzé, Ebina et Mikalou à Talangaï, sans oublier les principales artères de Brazzaville, sont les endroits prisés pour placer les banderoles et effigies. Certains acteurs de la vie politique nationale affirment que ces banderoles et effigies de personnalités qui pavoisent les principales intersections routières de Brazzaville, ne s’inscrivent pas dans le cadre de la précampagne, mais de leur soucie de venir en aide à une population délaissée.
Pour les spécialistes, ces affiches annoncent déjà la rudesse de ce que seront les différentes confrontations démocratiques qui pointent à l’horizon. Pour avoir les faveurs des populations et démontré la popularité dans les différents partis politiques certains candidats, anciens comme nouveaux pensent occuper de façon précoce l’espace public et médiatique.
Le même soir sa collègue Antoinette Nstielé Ngambia Olou de la première circonscription a entretenu sa base. La récente campagne de soins médicaux aux organisée par le Club-2002-PUR, parti membre de la majorité présidentielle porte aussi les prémices des visées électoralistes. À cela s’ajoute l’organisation des tournois sportifs improvisés à Brazzaville et ailleurs dans le pays, question toujours de marquer les populations et l’électorat.
Les différents états-majors politiques s’attelant encore à la désignation des futurs candidats, les banderoles, effigies et autres actions publiques s’avèrent donc des stratégies politiques adoptées par ces prétendus candidats afin d’influencer les choix de leurs formations politiques. Un exercice difficile qui a fait ses preuves au PCT lors des élections législatives de 2012, quand certains disqualifiés dudit parti se sont présentés en indépendant pour battre les candidats officiels du parti.
Cela n’étant pas l’apanage du PCT, les élections à venir serviront donc de test pour d’autres partis politiques qui seront obligés de se serrer les coudes pour se faire une place au soleil et s’adjuger le cher statut constitutionnel du premier parti de l’opposition.