Le directeur du Centre d’intégration et de réintégration des enfants vulnérables (CIREV), Jean Prospère Mikolo, a exhorté le 14 avril à Brazzaville les donateurs à apporter un appui permanent et multiforme aux centres d’accueil pour assurer le bien-être des enfants des rues qu’ils accueillent.
Jean Prospère Mikolo a indiqué, en recevant le don de la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo assisté du Réseau des intervenants sur le phénomène des enfants de la rue (REIPER), que la problématique de dons récurrents devrait également être une affaire des organisations non gouvernementales (ONG) qui devraient s’efforcer à accompagner le ministère de tutelle.
« Ce secteur incarne des enfants livrés à la rue, stigmatisés et exclus des dispositifs conventionnels à partir desquels ils devraient faire éclore tous les potentiels intellectuels, physiques et artistiques pour montrer et développer leurs talents. Une pérennité qui pourrait sans doute contribuer aux quatre premiers objectifs de développement durables visés au Congo », a-t-il fait comprendre.
Sacs de riz, bidons d’huile, cartons de poisson salé, cartons de tomates concentrées, matelas, moustiquaires, savons, ont constitué le don remis aux enfants du Centre d’intégration et de réintégration des enfants vulnérables (CIREV), à ceux de l’Association espoir des enfants en détresse (AEEP) et des Actions de la solidarité internationales (ASI) pour honorer la journée récréative des enfants de la rue. Ce don a été accompagné des activités sportives et artistiques à l’instar du football, du ndzango et du dessin. Des trophées ont été remis aux vainqueurs de chaque équipe par Antoinette Dinga Dzondo.
Le directeur général des Affaires sociales par intérim, Christian Roger Mabiala, a signifié que le divorce, la maltraitance, la sous-alimentation, le goût d’autonomisation anticipée, les suspicions qui les font passer pour des enfants sorciers sont les principaux faits qui conduisent ces enfants dans les rues. Il a, par-dessus tout, accusé le comportement de certains parents dits démissionnaires.
Plus d’une centaine d’enfants sélectionnés dans les centres d’accueil et d’hébergement en situation des rues de Brazzaville ont pris part aux activités de cette journée décrétée par l’Organisation des nations-unies et célébrée le 12 avril de chaque année. Ce, grâce à la participation des ONG et associations en lien avec l’UNESCO. « Enfants des rues avez-vous dit ? » a été le thème choisi pour cette année.
