La concertation politique de Djambala aboutit sur des recommandations axées sur la gouvernance électorale

Le ministre d’Etat, ministre des Affaires foncières et du domaine public, Pierre Mabiala, a indiqué le 18 février à Djambala, dans le département des Plateaux, que les recommandations issues de la concertation politique 2026 allaient fairer évoluer la gouvernance électorale et favoriser une confiance mutuelle entre les parties prenantes à la prochaine élection présidentielle des 12 et 15 mars prochain. 

« Les échanges que nous venons d’avoir ensemble pendant trois jours, témoignent la volonté commune du gouvernement et la classe politique à choisir le future Président de la République qui gouvernera aux destinées du Congo jusqu’en 2031 »,  a précisé Pierre Mabiala dans son mot de clôture de la concertation politique de Djambala.

Ces retrouvailles entre les acteurs politiques de la majorité présidentielle, l’opposition, le centre, la société civile et l’administration publique ont abouti à onze recommandations : « Les recommandations suivant ont été formulées ; revisiter le cadre légal, définissant les critères de détermination du découpage administratif ; poursuivre le processus de découpage administratif ; revisiter les textes incitant le comité technique d’évaluation de la décentralisation et en assuré la maison d’application ; garantir la transparence, le libre choix par l’électeur de son candidat, l’exactitude et la sincérité des résultats ; introduire la biométrie électorale ; plafonner le financement des compagnies électorales ; financer les partis politiques ; financer la démocratie ; réduire les taux d’aide différente, pour chaque élection », a indiqué Séraphin Ondélé, secrétaire-rapporteur de la concertation politique de Djambala.

Il est à noter par ailleurs, des nouvelles recommandations qui participeront à la longue à rendre plus transparentes les consultations politiques dans le pays : « J’ai porté une recommandation sur l’implication des médias au processus électoral, notamment dans la publication des tendances le jour du vote ; j’ai aussi suggéré que les Congolais de l’étranger puissent à voter dans le futur ; j’ai également proposé le rallonge de la période de la campagne présidentielle car treize (13) jours ne suffisent pas », a expliqué Destin Gavet, président national du Mouvement républicain (MR), parti de l’opposition et candidat déclaré à l’élection présidentielle de mars prochain.

Pour Jean-Marc Thystère Tchikaya, président du Rassemblement pour la démocratie et le progrès social (RDPS), membre de la majorité présidentielle, le fait que certaines recommandations issues des concertations politiques ne soient pas encore appliquées, ne doit pas céder au pessimisme : « On parle de la biométrie qui n’a pas encore été prise en compte, cela entre dans le cadre des changements qui doivent arriver progressivement. Par ailleurs, les leaders politiques doivent jouer leur rôle de pédagogie pour préparer leurs militants à ces innovations », a-t-il précisé.

Outre la thématique liée à la gouvernance électorale, celle en rapport avec le découpage administratif continue à alimenter la méfiance de certains acteurs politiques, notamment ceux de l’opposition ; Je suis venu surtout pour parler du découpage électoral parce que là aussi, il faut qu’il soit codifié. Parce que quand on regarde le découpage électoral, on est en mesure de se poser les questions et d’être même inquiet. Il y a des critères à retenir pour le découpage électoral, qui sont la démographie, la géographie et l’équité. Il faut qu’on arrive à un codage du découpage électoral pour que ça se passe de manière automatique, quand on parle en termes de configuration d’une localité, on puisse définir sans partie prix, le nombre de circonscriptions ou du nombre de députés », a laissé entendre, Claudine Munari Mabondzo, la présidente nationale du Mouvement pour l’union, la solidarité et le travail (MUST).

Si les recommandations de la concertation politique de Djambala 2026 devront encore attendre les élections prochaines, elles devront en priorité permettre à garantir un climat de confiance entre candidats à l’élection présidentielle des 12 et 15 mars prochain, et partant l’apaisement entre partisans des différents prétendants à la magistrature suprême.

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