La ministre Edith Emmanuel appelle les étudiants à privilégier le dialogue social

La Ministre de l’enseignement supérieur, Edith Delphine Emanuel a déclaré le 9 septembre à Brazzaville que les revendications des étudiants devaient être adressées aux responsables hiérarchiques compétents pour éviter de se faire justice eux-mêmes. Cela fait suite aux actes inciviques des étudiants du Campus I (ENS) en contestation des coupures de courant.

La réunion d’urgence organisée par la ministre de l’enseignement supérieur Edith Delphine Emanuel a réuni le président de l’université Marien Ngouabi, le président de l’association des parents d’élèves et étudiants du Congo, les gestionnaires des campus de l’université Marien Ngouabi ainsi que les représentants des syndicats des étudiants. L’objectif de cette rencontre était de comprendre les raisons ayant poussées certains étudiants vivant au campus I dit ‘’campus ENS’’ ou ‘’la forêt’’ à brûler des pneus sur la voie publique et de rechercher des solutions aux coupures répétées de courant par des actes illégaux.

Selon les explications fournies par les représentants des étudiants et les gestionnaires du campus 1 l’incident aurait été déclenché par une panne d’électricité qui a duré une semaine. Après plusieurs démarches des étudiants au niveau de la société Energie Electrique du Congo (E2C,) restées sans suite favorable, certains étudiants ont pris d’assaut la voie publique en brûlant les pneus, paralysant ainsi la circulation.

Une attitude que la Ministre de l’enseignement supérieur a sévèrement déplorée : « La place des étudiants n’est pas dans la rue mais dans les universités ». « Toute revendication doit être portée auprès des responsables de l’université », a-t-elle conclu.

La Ministre a également rappelé que les campus de l’université Marien Ngouabi ne réunissent plus les conditions nécessaires pour accueillir les étudiants. Selon elle, le gouvernement a déjà signé des contrats pour la réhabilitation des campus, mais la présence des occupants empêche le démarrage des travaux.

Un appel a ainsi été lancé aux parents, aux responsables syndicaux et à l’ensemble des acteurs concernés afin de travailler de concert avec le ministre pour trouver un processus permettant la libération progressive des campus occupés.

De son côté Jean Marie Epouma, Président de l’APEEC a salué l’attitude conciliante de la ministre et a appelé les administrateurs des campus à prendre leurs responsabilités pour assurer une meilleure gestion de ces espaces universitaires.

Les représentants des étudiants ont, quant à eux, demandé pardon à la ministre ainsi qu’à l’ensemble des autorités au nom des autres étudiants. Ils ont également promis d’accompagner la ministre dans la recherche des solutions qui permettront aux occupants des campus de sortir des campus une fois que des mesures compensatoires seront réunies.

La rencontre s’est achevée sur un appel au dialogue social permanent et à la responsabilité de toutes les parties, afin de préserver la paix et la quiétude au sein de l’université Marien Ngouabi.

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