La nécessité de moderniser le triptyque législatif fondateur du secteur de la communication soulignée au SICOM

Les participants à la première édition du Salon de l’Information, de la communication et des médias ( SICOM), ont souligné le 19 septembre dans la commune de Kintélé, la nécessité d’engager la modernisation cohérente du triptyque législatif fondateur du secteur.

Ils ont épinglé notamment, la loi n° 8-2001 du 12novembre la loi n°8-2001 du 12 novembre 2001 relative à la liberté de l’information et de la communication, la loi n°012-91 du 12 décembre 1991 fixant les modalités d’accès des partis et associations politiques à l’audiovisuel public, et la loi organique n°4-2003 du 18 janvier 2003 portant création du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication (CSLC), qui doivent être adaptées à l’environnement médiatique actuel caractérisé par l’essor de l’audiovisuel numérique, le développement des plateformes en ligne et la présence incontournable de l’intelligence artificielle, et d’en compléter la mise en place des textes d’application.

Une autre résolution du SICOM, engager une réflexion sur une éventuelle évolution du statut des médias publics, et sur la transformation du modèle économique des organes de presse publics, afin de renforcer leur viabilité et leur capacité d’adaptation aux mutations profondes du secteur de l’information et de la communication.
Dans le secteur de l’audiovisuel, les participants ont également proposé de soutenir la viabilité économique des chaînes privées, dans un contexte marqué par la fermeture de plusieurs d’entre elles ces dernières années, à travers des mécanismes d’accompagnement adaptés à la taille du marché publicitaire national.

Aussi, rendre opérationnel, comme annoncé, le Fonds d’appui aux organes de presse par la publication des textes réglementaires subséquents, pour s’arrimer à la volonté du Président de la République, Chef de l’État, Denis SASSOU-N’GUESSO, de promouvoir une presse libre et responsable en République du Congo.
S’agissant de la presse écrite, les participants Équiper et moderniser en priorité l’Imprimerie nationale, structure déjà opérationnelle, afin de lui donner les moyens techniques de répondre aux besoins de la presse écrite congolaise, dans des conditions de coûts abordables et de facilités adaptées.
Dans le lot des recommandations formulées par le SICOM, le soutient à la transition numérique des organes de presse écrite (sites web, applications, archivage électronique) tout en leur permettant de préserver leur modèle économique, le reforcement de la formation des journalistes à l’éthique, la déontologie, la vérification des faits, aux outils numériques et à l’intelligence artificielle.

Clôturant ces assises, le Directeur de cabinet du ministre de la communication et des médias, Jean Christ Aubamby a indiqué que la réussite de cette transformation ne dépendra pas du seul gouvernement. Elle dépendra de la capacité de l’ensemble de l’écosystème à travailler ensemble. Pouvoirs publics, régulateurs, médias publics et privés, journalistes, communicants, universitaires, professionnels du numérique, partenaires techniques et organisations professionnelles.
Le Commissaire général du SICOM Gildas Mayela a quant à lui, relevé que « le SICOM 2026 se retire de la scène, mais il ne disparaît pas. Il prend rendez-vous avec vous pour l’année prochaine. Car oui, nous avons décidé de prendre le risque d’en faire un rendez-vous annuel, un espace permanent de réflexion, de formation, d’innovation et de valorisation de notre écosystème médiatique ».
A cette première édition du SICOM, qui s’est tenue sous le thème « Témoigner, produire, former, Innover : de la presse écrite à l’audiovisuel à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle », été marquée par la remise des attestations de formation aux métiers de communication aux jeunes.

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