Le commandant en second de la sécurité civile, Serge Pépin Itoua Poto, a inauguré à Brazzaville un atelier dédié à la Journée mondiale de la protection civile, le 03 mars. Placé sous le thème « Gérer les risques environnementaux pour un avenir résilient et durable », cet événement visait à analyser les stratégies de gestion des risques environnementaux et à renforcer la résilience des communautés congolaises.
« En ce jour de célébration de la Journée mondiale de la protection civile, nous nous réunissons autour d’un thème d’une portée capitale : « Gérer les risques environnementaux pour un avenir résilient et durable ». Loin d’être un simple slogan, ce thème nous interpelle tous directement. Il nous rappelle que les catastrophes ne sont pas seulement des fatalités naturelles, mais bien souvent le résultat d’imprudences humaines ou d’un déficit de culture de prévention. Inondations récurrentes, feux de brousse aggravés par des pratiques incontrôlées, érosion liée à l’urbanisation anarchique, pollution compromettant la santé publique : ces phénomènes constituent aujourd’hui de véritables défis pour nos communautés », a déclaré Serge Pépin Itoua Poto.
Les catastrophes naturelles ne relèvent pas uniquement de phénomènes inévitables, mais traduisent souvent des vulnérabilités mal gérées. Les exemples évoqués soulignent l’urgence d’une prise de conscience collective pour bâtir une société plus résiliente.
« Ainsi, la sécurité civile, fidèle à sa mission de protéger les vies, de sauvegarder les biens et de préserver l’environnement, réaffirme une vérité absolue : la prévention demeure l’arme la plus efficace face aux risques environnementaux. Gérer ces risques est essentiel pour bâtir un avenir résilient et durable », a ajouté le commandant en second.
Les travaux de l’atelier ont mis l’accent sur la nécessité d’une approche intégrée et collaborative pour anticiper et gérer les risques environnementaux. « Pour une gestion efficace, nous comptons instaurer un système d’alerte précoce permettant d’évacuer les populations avant l’impact d’une catastrophe. La société civile, premier acteur en cas de crise, jouera un rôle clé dans la réponse d’urgence et la réhabilitation, notamment via des dispositifs d’accueil et de transit pour les sinistrés. La cartographie des risques, première étape de cette politique préventive, permettra d’identifier les zones vulnérables et de déployer des mesures ciblées », a précisé Alphonse Bonazebi, directeur de la prévention au commandement de la sécurité civile.
