La coordonnatrice technique de l’Association Congolaise pour la Santé Publique et Communautaire (ACSPC), Marianne Bayonne, a indiqué le 31 décembre à Brazzaville, que la rencontre avec les chefs de district sanitaire de Makélékélé, Ouenze et Talangaï visait à présenter les principaux résultats des activités menées dans le cadre du programme de prévention du VIH, chez les jeunes, de la transmission mère-enfant et de la prise en charge des enfants vivant avec le VIH dans les départements de Brazzaville et du Pool particulièrement dans les villes de Kinkala et Mindouli.
« Les actions mises en œuvre ont permis d’obtenir des résultats significatifs, actuellement en cours de traitement et d’analyse. Parmi les interventions majeures figure le dépistage systématique des femmes enceintes dès leur première consultation prénatale. Lorsqu’elle est séropositive, nous assurons son suivi jusqu’à l’accouchement afin qu’elle mette au monde un enfant séronégatif », explique, Marianne Bayonne, lors de la restitution des résultats issu de la mise en œuvre du programme.
Le programme a également mis un accent particulier sur le dépistage précoce des nouveau-nés, notamment ceux nés de mères séropositives. « Dès la naissance en maternité, l’enfant doit être dépisté afin de le protéger et, si nécessaire, de le mettre rapidement sous traitement, parce que le dépister à temps permet une prise en charge rapide et évite l’évolution vers le stade sida », a souligné Marianne Bayonne.
Parallèlement aux actions en milieu hospitalier, l’ACSPC a conduit des campagnes de dépistage communautaire dans plusieurs quartiers de la capitale, accompagnées de séances de sensibilisation sur le VIH, son mode de transmission et l’importance du dépistage précoce. Au cours de ces campagnes, des préservatifs et des dépliants d’information ont été distribués, favorisant un contact direct avec les populations.
Le programme a également introduit l’usage de l’autotest VIH, principalement destiné aux partenaires des femmes enceintes. Ces dernières étaient encouragées à sensibiliser leurs conjoints et à leur remettre un test rapide. « Nous expliquons à la femme le mode d’utilisation de l’autotest afin qu’elle le présente à son partenaire. Quel que soit le résultat, la personne est invitée à se rendre au centre de santé pour une confirmation et un accompagnement », a-t-elle indiqué.
Toutefois, la mise en œuvre de ce programme financier par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), n’a pas été sans difficultés. L’association a notamment fait face à une insuffisance de certains intrants essentiels, tels que l’alcool et les tubes de prélèvement. « Malgré ces contraintes, nous avons pu avancer et atteindre une partie importante de nos objectifs », a conclu Marianne Bayonne.
À travers ces actions, l’ACSPC réaffirme son engagement en faveur de la prévention du VIH et de la protection des populations vulnérables, en particulier les femmes enceintes et les enfants.
