Le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, a affirmé que l’Afrique est engagée à unir ses forces pour lutter efficacement contre les épidémies. Il s’est exprimé le 3 novembre à Brazzaville, à l’occasion du lancement de la troisième phase du Programme pour la sécurité sanitaire en Afrique de l’Ouest et du Centre.
« À travers cette rencontre consacrée à l’apprentissage, au partage de connaissances et au réseautage, les pays d’Afrique centrale et de l’Ouest réaffirment leur engagement à construire un espace régional plus résilient, mieux préparé aux crises sanitaires et davantage fondé sur les principes de solidarité, de coopération et de responsabilité partagée », a déclaré le chef du gouvernement congolais au lancement officiel de ce programme.
Du 3 au 4 novembre, les techniciens de santé des pays de la zone CEMAC et de l’Afrique de l’Ouest se réunissent afin de réfléchir aux stratégies permettant de renforcer la prévention et la lutte contre les épidémies.
Pour la représentante de la Banque mondiale au Congo, Charlotte Sako, partenaire financier de ce programme, aucun pays n’est à l’abri des menaces sanitaires.
« La pandémie d’Ebola nous a démontré que les épidémies, les mouvements de populations et d’animaux, les changements climatiques, ainsi que les crises sécuritaires et humanitaires peuvent se conjuguer et dépasser les capacités d’un Etats s’il agit seul », a-t-elle souligné.
Selon elle, une menace sanitaire ne constitue jamais uniquement une crise de santé. Elle affecte également les ménages, les économies, les échanges commerciaux et, en définitive, le développement de toute une sous-région. Elle souligne l’importance des investissements dans la préparation et la prévention, Car, « elles coûtent bien moins cher que les interventions engagées lorsque la crise est déjà installée ».
De son côté, le vice-président de la Commission de la CEMAC, Charles Assamba Angondo, a souligné l’importance de la coopération entre les États pour prévenir et gérer les menaces sanitaires transfrontalières.
« Les systèmes de surveillance et d’alerte, les laboratoires, les ressources humaines qualifiées ainsi que les mécanismes de coordination régionale constituent, selon lui, les premières lignes de défense contre les épidémies ».
L’Afrique centrale et de l’Ouest unissent leurs forces contre les épidémies
