Le gouvernement axe son programme 2027-2029 sur les problèmes sociaux

Le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso a indiqué le 6 août à Brazzaville que le cadre budgétaire à moyen terme 2027-2029 était la déclinaison trisannuelle du programme de société du Président de la République traduit en plan d’action du gouvernement qui s’appuie sur les 10 actions prioritaires de l’accélération de la marche vers le développement auxquelles s’ajoutent 6 autres actions déclinées dans les domaines d’intervention de l’État.

« L’élaboration par le gouvernement du cadre budgétaire à moyen terme CBMT 2027-2029 s’inscrit dans le processus de préparation du budget de l’État de l’exercice 2027. Le gouvernement poursuivra résolument ses politiques de lutte contre la vie chère à travers divers mécanismes notamment l’application de taux réduits sur les biens de première nécessité le renforcement de la concurrence et l’amélioration de la productivité de nos filières locales », a indiqué Anatole Collinet Makosso, devant les députés lors du débat d’orientation budgétaire.

« Il s’agit pour ce triennal 2027-2029 de consolider des grands équilibres macroéconomiques et budgétaires, de poursuivre le désendettement public et de favoriser le renforcement d’une croissance économique durable et inclusive. Notre stratégie vise une accélération progressive avec un taux de croissance qui pourrait gagner un 3 points dès 2027 par rapport à 2026 pour s’établir à 6,9 % puis se fixer à 6,5 % en moyenne annuelle sur la période 2028-2029. Ce résultat serait obtenu grâce au dynamisme du secteur hors pétrole dont la croissance passerait de 4,8 % en 2026 à 5,4 % en 2027 et se consoliderait à 6,1 % en 2028 et 7 % en 2029, porté par les projets miniers arrivés à maturation que le gouvernement entend voir entrer en phase d’exploitation par une montée en puissance des exploitations des ressources naturelles en cours, par le démarrage des projets de construction et ou de réhabilitation des infrastructures ferroviaires et routières, par les incitations apportées au PME et PMI ainsi que par la bonne tenue du secteur tertiaire. », a poursuivi le Premier ministre.

Pour Anatole Coillinet Makosso, le taux de croissance du secteur pétrolier gagnerait 2,4 points pour se situer à 8 % en 2027 contre 5,5 % en 2026, mis par la montée en puissance des champs d’hydrocarbures et de gaz naturel en production ainsi que par l’entrée en production des nouveaux champs.

Le cadre budgétaire à moyen terme a pour but de fixer la contrainte financière en indiquant le besoin ou la capacité de financement sur la base des hypothèses économiques réalistes courant une période minimale de trois ans et de déterminer la trajectoire des recettes et des dépenses en fonction de l’orientation de la politique budgétaire permettant d’atteindre les objectifs macroéconomiques et de réaliser les priorités du gouvernement.

Quitter la version mobile