Le gouvernement s’implique dans la lutte antitabac

Le docteur Jean Mermoz Youndouka a affirmé le 18 avril à Brazzaville que tous les ministères concernés dans la lutte antitabac étaient appelés à se mettre à l’œuvre pour réussir à baisser le taux de consommateurs de la cigarette.

« Le ministère de la Santé et de la population ne peut travailler sans le concours des autres ministères dits ministères connexes. Ces ministères constituent les maillons de la chaîne qui fera fonctionner la machine vers la lutte contre le tabagisme », a indiqué le docteur Jean Mermoz Youndouka.

Jean Mermoz Youndouka a évoqué entre autres stratégies l’apport du ministère du commerce qui consisterait à exiger que les industries de fabrication gravent sur les paquets de cigarettes, les composants de cette « denrée alimentaire » que de nombreux clients consomment  sous forme de désert, de passe temps, quand ce n’est dans le cadre de se ressourcer en énergie pour avoir de l’équilibre corporel.

Pour lui, le ministère du Commerce qui a le contrôle du commerce licite et illicite du tabac devrait également augmenter de vigilance sur la qualité des cigarettes qui, en dehors de la fabrication locale, traversent les frontières pour gangrener la santé des congolais. « Quoique les taxes imposées au travers de ce commerce gonflent les recettes fiscales aux impôts de l’Etat, le ministère de la santé exhorte à ce ministère de tutelle, de sacrifier la rentabilité de ce produit pour le bien-être des populations », a-t-il dit.

Jean Mermoz Youndouka a précisé que, quant au ministère de la Santé et de la population, sa mission consistera à se plancher sur une large diffusion de la sensibilisation aux populations sur de multiples maladies susceptibles de frapper les consommateurs de ces « tiges à fumée ». « Parmi les maux engendrés par le tabagisme, figurent les maladies cardio-vasculaires, les maladies pulmonaires, le cancer », a-t-il indiqué.

« Le ministère de la justice va s’occuper du respect des textes en vigueur dont 6 objectifs ont été visés par le 1er traité de santé public de la convention cadre de l’OMS en 2003. Parmi ces objectifs figurent les tâches reparties par ministères. La part de l’OMS parmi ces objectifs intervient dans la  prise en charge des fumeurs qui renoncent à cette pratique. Une aide leur sera offerte par cette institution internationale », a-t-il conclu.

Pour réussir donc cette lutte, l’Organisation mondiale  de la santé (OMS) et le ministère de la Santé et de la population ont organisé un atelier de validation du plan stratégique multifactoriel de lutte antitabac d’ici à l’an 2030.

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