Le ministre de l’Emploi, de l’Entrepreneuriat et de la Formation qualifiante, Rodrigue Malanda Samba, a indiqué, le 30 octobre à Brazzaville, que le Programme de développement des compétences pour l’employabilité des jeunes (PDCEJ) ambitionne, sur cinq ans, de permettre à un million de jeunes d’achever un parcours qualifiant, de certifier 700 000 jeunes, d’accompagner 250 000 jeunes vers l’auto-emploi, d’insérer 100 000 jeunes dans des emplois salariés et de créer durablement 25 000 petites et moyennes entreprises et coopératives dans les 15 départements du pays.
Le sens du PDCEJ traduit la volonté de bâtir un véritable système intégré reliant l’identification des besoins du marché, l’orientation, la formation, l’apprentissage, la certification, les stages, l’intermédiation, l’emploi et l’entrepreneuriat, a souligné le ministre lors du lancement du programme.
« Avec plus des trois quarts de notre population âgée de moins de 35 ans, notre pays dispose d’un atout démographique considérable. Seulement, cet atout ne constituera un véritable dividende que si chaque jeune trouve, à la fin de son parcours académique, le chemin d’un emploi décent ou d’une activité économique durable. Or, il est de notoriété publique que la réalité que vivent aujourd’hui de nombreux jeunes reste marquée par un chômage élevé, la prépondérance des emplois informels, un déficit de compétences ainsi qu’un accès encore limité au financement et à l’accompagnement entrepreneurial. Cette situation ne saurait être une fatalité. Elle appelle plutôt une réponse nationale ambitieuse et coordonnée. Pour ce faire, le ministère dont j’ai la charge a opté prioritairement pour investir dans ce qui ne se déprécie jamais, en l’occurrence l’intelligence, le talent et l’énergie de notre jeunesse », a affirmé Rodrigue Malanda Samba.
Pour sa part, le coordonnateur résident des Nations Unies au Congo, Abdourahamane Diallo, a rappelé que la question de l’emploi des jeunes est au cœur des préoccupations nationales. Elle est indissociable des ambitions du nouveau Plan national de développement, de la transformation structurelle de l’économie, du renforcement de la compétitivité du pays et du développement du capital humain.
« Former et insérer les jeunes dans des emplois décents ou dans l’entrepreneuriat productif constitue non seulement un impératif social, mais également un investissement stratégique pour accélérer la croissance, réduire les vulnérabilités et consolider la cohésion sociale », a-t-il soutenu.
Intervenant à ces assises, la représentante du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Adama Dian Barry, a indiqué que l’approche intégrée du programme, articulée autour du développement des compétences et de la certification, de l’intermédiation et de l’insertion, de l’entrepreneuriat et de l’accès au marché, répond à une nécessité claire : considérer le parcours de chaque jeune dans son ensemble, depuis l’identification de ses aptitudes jusqu’à son insertion professionnelle ou la consolidation d’une entreprise déjà existante.
Cette approche, a-t-elle poursuivi, est d’autant plus importante que les métiers évoluent rapidement sous l’effet des transformations numériques, de l’intelligence artificielle, des transitions écologiques et énergétiques, ainsi que des nouvelles exigences de compétitivité des entreprises. « Il nous appartient donc de préparer les jeunes non seulement aux emplois d’aujourd’hui, mais également aux métiers de demain et aux opportunités qui émergent dans les secteurs porteurs de l’économie congolaise », a renchéri Adama Dian Barry.
